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Société

Abdou Mbow défend la candidature de Macky Sall à l’ONU et évoque un soutien majoritaire de 34 États africains

Le débat autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter de vives réactions. Ce vendredi 27 mars 2026, le député Abdou Mbow est monté au créneau pour défendre la « crédibilité »…

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Abdou Mbow défend la candidature de Macky Sall à l’ONU et évoque un soutien majoritaire de 34 États africains

Le débat autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter de vives réactions. Ce vendredi 27 mars 2026, le député Abdou Mbow est monté au créneau pour défendre la « crédibilité » de cette ambition, tout en proposant une lecture différente des récents blocages observés au sein de l’Union africaine.

Dans sa déclaration, le parlementaire insiste sur un point central : malgré l’échec de la procédure de silence, une majorité d’États africains soutiendrait bel et bien la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais. Selon lui, 34 pays se sont déjà prononcés en faveur de la résolution de soutien, constituant ainsi un socle diplomatique solide à l’échelle continentale. Une donnée qu’il considère comme déterminante dans la perspective de la course au poste de secrétaire général.

Abdou Mbow s’attache également à nuancer la portée des oppositions enregistrées. Les 20 États ayant initialement rompu le silence ne se seraient pas opposés sur le fond de la candidature, mais plutôt sur la forme du processus. Il évoque notamment une procédure d’urgence jugée trop courte, limitée à 24 heures, qui n’aurait pas permis une concertation approfondie entre les capitales africaines. Dans cette optique, il souligne que certaines réserves commencent déjà à s’estomper, citant le retrait des objections de pays comme l’Égypte et le Liberia, ce qui renforcerait progressivement la position de Macky Sall.

L’un des aspects les plus sensibles de cette prise de parole concerne la position officielle du Sénégal. Alors que les autorités sénégalaises avaient indiqué, via leur mission à Addis-Abeba, ne pas être associées à cette démarche, Abdou Mbow conteste fermement cette version. Il affirme que Macky Sall a bien adressé une correspondance au président Bassirou Diomaye Faye pour l’informer de son intention de briguer ce poste. Une précision qui vise, selon lui, à dissiper toute ambiguïté sur l’existence d’un minimum de concertation institutionnelle entre l’ancien et l’actuel chef de l’État.

Au-delà de la controverse, cette sortie met en lumière une réalité diplomatique plus nuancée. Si l’Union africaine n’a pas réussi à dégager un consensus formel, l’existence d’un soutien majoritaire pourrait néanmoins servir de base stratégique dans les négociations internationales. Pour les partisans de Macky Sall, l’enjeu est désormais de transformer cette majorité relative en un bloc uni capable de peser face aux autres régions du monde, notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, où se joue en grande partie la désignation du futur secrétaire général.

Dans un contexte marqué par des divisions africaines et des tensions politiques internes, la bataille autour de cette candidature dépasse largement le cadre personnel. Elle interroge la capacité du continent à s’accorder sur des ambitions communes et à défendre efficacement ses intérêts dans les instances internationales. Pour Macky Sall et ses soutiens, le défi est désormais clair : convertir un soutien dispersé en véritable force diplomatique.

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