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Société

LICENCIEMENT ÉCONOMIQUE OU CHASSE AUX EMPLOYÉS : une entreprise française au Sénégal au cœur d’un scandale social

Le climat social s’envenime autour d’une entreprise française spécialisée dans les services informatiques, implantée au Sénégal. Accusée par plusieurs salariés et représentants du personnel de dérives, d’abus et de règlements de comptes internes, la…

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LICENCIEMENT ÉCONOMIQUE OU CHASSE AUX EMPLOYÉS : une entreprise française au Sénégal au cœur d’un scandale social

Le climat social s’envenime autour d’une entreprise française spécialisée dans les services informatiques, implantée au Sénégal. Accusée par plusieurs salariés et représentants du personnel de dérives, d’abus et de règlements de comptes internes, la société fait face à une tempête médiatique et syndicale. Officiellement, la direction invoque des « difficultés économiques ». Officieusement, de nombreux employés dénoncent une « opération de nettoyage » visant les anciens salariés, les syndiqués et les voix jugées trop critiques.

Des carrières brisées du jour au lendemain

Parmi les salariés concernés, certains cumulent plus de 10, 15, voire 20 ans d’ancienneté. « Nous avons donné notre vie à cette entreprise, et voilà comment on nous remercie », confie un employé, père de trois enfants, menacé de licenciement. Les témoignages évoquent des familles plongées dans l’angoisse, contraintes de faire face à une perte brutale de revenus.

Des critères contestés

Le Code du travail sénégalais impose des règles strictes en matière de licenciement économique, notamment en ce qui concerne l’ancienneté, les charges familiales et les compétences professionnelles. Pourtant, selon les délégués du personnel, ces critères auraient été manipulés. Des salariés moins anciens auraient été épargnés, tandis que des employés historiques, parfois avec plusieurs personnes à charge, figurent sur la liste des départs. « Ce n’est pas un plan économique, c’est une chasse aux sorcières », accuse un représentant syndical.

Pressions et silence imposé

Autre accusation grave : des délégués du personnel auraient subi des pressions et des menaces afin d’éviter toute fuite d’informations. Certains salariés affirment n’avoir jamais été informés officiellement du projet de licenciement, découvrant la nouvelle à travers des rumeurs internes. Une opacité qui alimente la colère et les soupçons.

Soupçons financiers

Au-delà des licenciements, des accusations de gabegie financière et de rétrocommissions circulent. Des indemnités auraient été déclarées comme versées à des « démissionnaires », laissant planer des doutes sur d’éventuelles manipulations comptables. Certains dirigeants sont soupçonnés d’avoir profité de ces transactions. Aucune preuve officielle n’a toutefois été produite à ce stade, mais l’affaire pourrait rapidement prendre une tournure judiciaire.

Vers une bataille juridique

Face à cette situation, plusieurs salariés envisagent de saisir l’Inspection du travail et les tribunaux. Les syndicats pourraient également s’emparer du dossier. Si les accusations se confirment, ce scandale pourrait devenir l’un des plus retentissants du secteur privé sénégalais, mêlant licenciements abusifs, intimidation, favoritisme et corruption présumée.

Des familles dans l’incertitude

En attendant, des dizaines de familles vivent dans la peur de perdre leur stabilité. « Nous avons été sacrifiés pour des intérêts obscurs », résume un salarié amer. Ce dossier explosif pourrait bien marquer un tournant dans le débat sur la protection des travailleurs au Sénégal.

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