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Diourbel : un marabout condamné avec sursis dans une affaire de « bains mystiques » et d’accusations d’adultère

Le tribunal des flagrants délits de Diourbel a rendu son verdict, mardi 9 juin, dans une affaire qui a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Au terme de l’audience, Serigne Mame Cheikh Wathie, un…

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Diourbel : un marabout condamné avec sursis dans une affaire de « bains mystiques » et d’accusations d’adultère

Le tribunal des flagrants délits de Diourbel a rendu son verdict, mardi 9 juin, dans une affaire qui a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Au terme de l’audience, Serigne Mame Cheikh Wathie, un marabout âgé de 37 ans, marié à quatre épouses et père de neuf enfants, a été relaxé des chefs d’adultère et de menaces de mort. Il a toutefois été reconnu coupable de voie de fait et condamné à une peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un couple résidant à Touba. Selon les accusations portées devant la justice, la femme, identifiée sous les initiales F. Kane, s’était rapprochée du guide religieux dans l’espoir de résoudre des problèmes de fertilité qui affectaient son foyer depuis plusieurs années.

D’après les déclarations de la plaignante, le marabout lui aurait prescrit des séances de « bains mystiques » censées favoriser une grossesse. Elle affirme cependant avoir progressivement constaté des faits troublants au cours de ces consultations. La femme a notamment soutenu qu’après chaque séance, elle éprouvait des pertes de mémoire temporaires et découvrait sur son corps des traces qu’elle jugeait suspectes. Ces éléments l’ont amenée à soupçonner des relations intimes non consenties avec le marabout.

Les accusations ont conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire dans laquelle le chef religieux était poursuivi pour adultère et menaces de mort. Lors de son audition devant le tribunal, Serigne Mame Cheikh Wathie a catégoriquement rejeté l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué avoir simplement accompagné un couple confronté à des difficultés de procréation depuis près de quatre ans, assurant n’avoir jamais réclamé de contrepartie financière pour son assistance spirituelle.

Après examen du dossier et des éléments versés aux débats, le tribunal n’a pas retenu les infractions d’adultère ni de menaces de mort. Les juges ont néanmoins estimé que les faits constitutifs de voie de fait étaient établis, prononçant ainsi une condamnation à deux mois de prison avec sursis à l’encontre du prévenu.

Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les milieux religieux du pays. L’affaire a en effet été largement commentée sur TikTok et d’autres plateformes numériques, alimentant les débats autour des pratiques de certains guides religieux et de la protection des fidèles.

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