Kahone – Les Clubs d’Enfants et de Jeunes de Kaolack, les acteurs de la protection de l’enfance ainsi que les leaders communautaires ont uni leurs voix pour intensifier la lutte contre les mariages d’enfants, à l’occasion d’une journée de sensibilisation organisée dans la commune de Kahone.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Porte-monnaie des enfants », financé par Kinderpostzegels et mis en œuvre par la Coalition des Clubs d’Enfants et de Jeunes de Kaolack (COCEJ), en partenariat avec Enda Jeunesse Action. La rencontre visait à renforcer la mobilisation communautaire face à une pratique qui continue de compromettre les droits et l’avenir de nombreuses filles.
Les différents intervenants ont insisté sur la nécessité d’une implication accrue des familles, des autorités locales, des chefs religieux et coutumiers ainsi que des organisations communautaires afin de prévenir les mariages précoces.
Prenant la parole, Birahim Fall, point focal institutionnel du Comité départemental de protection de l’enfant, a rappelé que le mariage des enfants constitue une grave violation des droits de l’enfant. Il a souligné que cette pratique prive les jeunes filles de leur droit à l’éducation, les expose aux grossesses précoces, aux violences physiques et psychologiques, ainsi qu’à des complications sanitaires pouvant mettre leur vie en danger.
Pour sa part, Ousseynou Niang, représentant d’Enda Jeunesse Action à Kaolack, a expliqué que le projet « Porte-monnaie des enfants » mise sur la participation active des enfants dans la promotion de leurs droits. Selon lui, les enfants sont de véritables acteurs du changement, capables de sensibiliser leurs pairs et leurs communautés aux conséquences néfastes des mariages précoces.
La présidente de la Coalition des Clubs d’Enfants et de Jeunes de Kaolack (COCEJ), Mame Diarra Bousso Mbodji, a, quant à elle, mis en lumière les nombreuses répercussions de ce phénomène. Elle a indiqué que les mariages d’enfants favorisent l’abandon scolaire, réduisent les perspectives d’insertion professionnelle des filles, renforcent leur dépendance économique et entretiennent le cycle de la pauvreté. À cela s’ajoutent les traumatismes psychologiques, les violences basées sur le genre et l’exclusion sociale dont sont souvent victimes les jeunes filles mariées précocement.
Elle a également rappelé que le mariage des enfants demeure une préoccupation majeure malgré les efforts de sensibilisation. Cette pratique prive de nombreuses filles de leur droit à l’éducation, les pousse à abandonner l’école et les expose à des grossesses précoces ainsi qu’à de graves problèmes de santé. Le mariage précoce accroît également les risques de violences, de dépendance économique et de pauvreté. En empêchant les filles de poursuivre leurs études et de réaliser leurs ambitions, il freine aussi le développement des communautés.
Au terme des échanges, les participants ont lancé un appel à une mobilisation collective afin de renforcer les actions de prévention et de maintenir les filles à l’école. Ils ont rappelé que l’accès à une éducation de qualité demeure l’un des leviers les plus efficaces pour lutter contre les mariages d’enfants et garantir à chaque enfant la possibilité de construire son avenir.
À travers le projet « Porte-monnaie des enfants », la COCEJ, en partenariat avec Enda Jeunesse Action, entend poursuivre ses efforts pour promouvoir les droits des enfants, encourager leur participation citoyenne et bâtir des communautés protectrices où chaque enfant peut grandir, apprendre et s’épanouir à l’abri de toute forme de violence, d’exploitation et de mariage précoce.





Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.