À la veille du Gamou 2026, prévu ce mardi 25 août, la Police nationale a intensifié ses opérations de sécurisation dans la région de Kaolack. Les actions menées sur le terrain ont déjà permis l’interpellation de plus de 230 personnes, dont 27 ont été déférées au Tribunal de grande instance pour diverses infractions.
Lors d’un point de presse tenu ce lundi, le chef du commissariat d’arrondissement de Ndorong, le commissaire Dianko Mballo, a présenté le bilan des opérations conduites dans le cadre du dispositif spécial mis en place à l’occasion du Gamou. Selon lui, 230 individus ont été interpellés au cours des opérations de contrôle et de sécurisation. Parmi ces personnes, 27 ont fait l’objet d’un déferrement au parquet pour des faits présumés constitutifs de différentes infractions.
Le dispositif a également permis de procéder à la mise en fourrière de 337 motos et de 44 véhicules. À cela s’ajoute l’immobilisation de 37 autres véhicules dans différents services compétents. Ces opérations ont notamment ciblé les infractions liées à la circulation routière et les comportements susceptibles de compromettre la sécurité des populations et des nombreux fidèles attendus à Kaolack à l’occasion du Gamou.
Dans le même cadre, les forces de l’ordre ont saisi 350 pièces et dressé plusieurs contraventions. Le montant cumulé des amendes forfaitaires s’élève à 973 000 francs CFA.
Pour le commissaire Dianko Mballo, ces chiffres illustrent l’ampleur du dispositif déployé par les forces de sécurité pour anticiper les risques liés à l’affluence exceptionnelle attendue dans la région. « Ces résultats témoignent de la détermination de nos forces à prévenir et à combattre toute forme d’insécurité à l’occasion du Gamou 2026 », a-t-il déclaré.
Un dispositif renforcé avant le Gamou
Si le dispositif de sécurisation avait été déployé plusieurs semaines avant le Gamou, les opérations ont connu une intensification particulière au cours des dix derniers jours précédant la célébration. L’objectif est de renforcer la présence policière dans les secteurs considérés comme sensibles et de prévenir les actes de délinquance susceptibles de perturber le bon déroulement de l’événement religieux.
Plusieurs unités de la Police nationale ont ainsi été mobilisées dans la région de Kaolack. Le dispositif implique notamment la Sûreté urbaine, les commissariats de police, le Groupement mobile d’intervention (GMI) ainsi que les services régionaux de renseignement.
Sur le terrain, les policiers multiplient les patrouilles et les opérations de contrôle dans les différents quartiers et zones ciblées. Une attention particulière est accordée aux principaux axes routiers, aux points de forte concentration et aux endroits identifiés comme présentant des risques en matière de sécurité.
La lutte contre la criminalité et la délinquance figure également parmi les priorités du dispositif. Les services de sécurité renforcent notamment leurs actions contre le trafic et la consommation de stupéfiants, tout en veillant au respect des règles de circulation et à la sécurisation des déplacements des populations.
La menace terroriste prise en compte
Au-delà de la délinquance de droit commun et des infractions routières, les autorités sécuritaires ont également intégré le risque terroriste dans leur dispositif. Un mécanisme spécifique a ainsi été mis en place afin de prévenir toute menace susceptible de viser les rassemblements religieux ou les lieux à forte affluence.
Selon le commissaire Dianko Mballo, ce dispositif comprend notamment la mobilisation d’une unité spécialisée d’intervention de la Police nationale. Cette présence vise à permettre une réponse rapide en cas de menace ou de situation nécessitant une intervention particulière.





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