Le débat sur le calendrier électoral continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Après l’annonce par Pastef de sa saisine du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec ampliation au Président de la République et à la Commission électorale nationale autonome (CENA), le Directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, a livré son analyse de la situation.
Selon lui, cette démarche, malgré l’importance qui lui est accordée sur le plan médiatique, ne serait pas de nature à modifier la situation juridique du processus électoral en cours. Pape Abdourahmane Dabo estime que la saisine du parti au pouvoir doit surtout être replacée dans le contexte politique et institutionnel actuel, marqué par les incertitudes autour de la tenue des prochaines élections territoriales.
Pour le Directeur général de la SN HLM, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale le 2 décembre constitue un élément central dans la lecture de cette controverse. Une telle décision ouvrirait, selon son raisonnement, la voie à l’organisation d’élections législatives anticipées dans un délai de 66 jours, ce qui pourrait conduire à la tenue du scrutin au mois de février.
Dans cette perspective, Pape Abdourahmane Dabo considère que la revendication du maintien des élections territoriales au 17 janvier mérite d’être analysée à la lumière de cette éventualité. À ses yeux, le fait d’exiger le respect de cette échéance, tout en sachant qu’une dissolution du Parlement pourrait entraîner un nouveau calendrier électoral, montre surtout que les responsabilités dans la controverse actuelle ne sauraient être imputées à une opposition qui, par définition, ne détient pas les leviers institutionnels permettant de fixer ou de modifier le calendrier électoral.
« Un opposant n’est, en aucune façon, responsable de quoi que ce soit dans la controverse actuelle sur le calendrier électoral », soutient en substance le responsable, qui entend ainsi replacer le débat sur le terrain des prérogatives institutionnelles et des décisions relevant des pouvoirs publics.
Pape Abdourahmane Dabo s’est également prononcé sur la saisine du Conseil constitutionnel effectuée par le Président de la République concernant l’éventualité d’un couplage des élections territoriales et législatives. Loin d’y voir une démarche dépourvue de fondement, il estime que cette initiative répond avant tout à une logique de rationalisation des dépenses publiques.
À ses yeux, l’organisation rapprochée de plusieurs scrutins représente nécessairement un coût important pour les finances publiques. La possibilité de regrouper les échéances électorales pourrait ainsi être envisagée comme un moyen de réduire les dépenses liées à l’organisation matérielle des élections, sans pour autant préjuger de la décision finale des institutions compétentes.
Cette lecture conduit le Directeur général de la SN HLM à défendre la démarche présidentielle devant le Conseil constitutionnel. Il considère que la saisine du juge constitutionnel permet précisément de clarifier le cadre juridique applicable et de déterminer si un éventuel couplage des scrutins est conforme aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.
Au-delà de la polémique politique, Pape Abdourahmane Dabo appelle ainsi à distinguer les positions partisanes des mécanismes institutionnels qui encadrent le processus électoral. Pour lui, la question du calendrier ne peut être dissociée des éventuelles évolutions de la configuration politique et institutionnelle du pays, notamment de l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale et de l’organisation consécutive d’élections législatives anticipées.





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