Le président de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), Moustapha Ka, a ouvert, ce mercredi 16 septembre 2026 à Saly, un atelier de trois jours consacré à la cartographie des risques de corruption dans les secteurs des transports routier et aérien.
Cette rencontre réunit plusieurs acteurs concernés par la gouvernance et le fonctionnement des transports, notamment des représentants des forces de sécurité, des transporteurs, de l’administration et de la société civile. L’objectif affiché par l’OFNAC est d’identifier les différentes vulnérabilités susceptibles de favoriser des pratiques de corruption dans les procédures administratives et les mécanismes de contrôle.
Les travaux portent notamment sur les procédures d’autorisation, le contrôle technique des véhicules ainsi que la délivrance des titres et documents administratifs. Pour l’institution, l’enjeu consiste à examiner les différentes étapes de ces processus afin de repérer les zones de risque et de proposer des mesures permettant de renforcer la transparence, la traçabilité et la redevabilité.
À l’ouverture de l’atelier, Moustapha Ka a tenu à préciser que la cartographie des risques ne constitue pas une démarche visant à mettre en cause des personnes ou des administrations. « Cartographier un risque, ce n’est pas désigner un coupable ni désigner une administration », a-t-il déclaré, insistant sur l’approche préventive de l’exercice.
Le président de l’OFNAC a également établi un lien entre les questions de gouvernance, l’efficacité des contrôles et la sécurité des usagers. Pour illustrer cette problématique, il a évoqué l’accident tragique de Sikilo, survenu en janvier 2023, qui avait relancé le débat sur le contrôle des véhicules et le respect des règles de sécurité dans le transport routier.
Selon Moustapha Ka, la lutte contre la corruption doit ainsi intervenir en amont des infractions et des dysfonctionnements. « Partout où existe une décision administrative, un contrôle, une autorisation, une sanction ou un pouvoir d’appréciation, il convient de s’assurer que les procédures sont suffisamment transparentes », a-t-il souligné.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif juridique adopté en 2025, présenté comme une nouvelle étape dans la refondation du système national d’intégrité et de redevabilité. À travers cet atelier, l’OFNAC entend donc analyser les pratiques existantes et déterminer les mesures susceptibles de réduire les possibilités de corruption dans les chaînes administratives liées aux transports.





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