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Port autonome de Dakar : Amy Mara Dièye fixe le cap d’une transformation en profondeur de l’écosystème portuaire

Le Port autonome de Dakar (PAD) entend jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre de la politique portuaire et logistique du Sénégal. C’est dans cette perspective que la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, s’est rendue ce…

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Port autonome de Dakar : Amy Mara Dièye fixe le cap d’une transformation en profondeur de l’écosystème portuaire

Le Port autonome de Dakar (PAD) entend jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre de la politique portuaire et logistique du Sénégal. C’est dans cette perspective que la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, s’est rendue ce mercredi 23 septembre à la direction générale du PAD, récemment confiée à Doune Pathé Mbengue. Cette visite a été l’occasion pour la tutelle de rencontrer le top management et les travailleurs, mais également de prendre connaissance des orientations de la nouvelle direction générale et des principaux enjeux auxquels le port est confronté.

À son arrivée, la ministre a été accueillie par le directeur général du Port autonome de Dakar et ses collaborateurs. La rencontre a essentiellement porté sur les performances de l’infrastructure portuaire, les projets en cours ainsi que les perspectives de transformation de l’écosystème maritime et logistique national.

Prenant la parole, Doune Pathé Mbengue a réaffirmé sa volonté de consolider les acquis du Port tout en engageant des transformations structurelles destinées à renforcer son efficacité et sa contribution à l’économie nationale. Pour le directeur général, la visite de la tutelle traduit l’importance stratégique accordée au PAD dans la politique de développement de l’économie bleue.

« Le Port occupe une place particulière dans l’économie bleue », a-t-il notamment souligné, rappelant que l’essentiel des préoccupations du ministère est directement ou indirectement lié à ce secteur. Selon lui, cette réalité impose une collaboration étroite entre la tutelle et la direction générale afin de permettre au Port autonome de Dakar de jouer pleinement son rôle dans le développement économique du pays.

Le successeur de Waly Diouf Bodiang a ainsi sollicité l’accompagnement du ministère pour soutenir les différents chantiers engagés par la nouvelle équipe dirigeante. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les performances du port et de poursuivre les réformes susceptibles d’améliorer son positionnement dans l’espace maritime et logistique régional.

Au cours de la rencontre, le directeur des stratégies et des partenariats, Mamadou Ngary Bâ, a présenté les principaux axes du plan porté par la nouvelle direction générale. L’objectif affiché est de préserver les acquis enregistrés ces dernières années, tout en introduisant des transformations structurelles et significatives dans l’écosystème portuaire sénégalais.

La présentation a également permis de revenir sur les performances enregistrées par le PAD au cours de l’année 2025. Le Port a traité 29,66 millions de tonnes de marchandises, dont 20,03 millions de tonnes en débarquement et 9,63 millions en embarquement. Le chiffre d’affaires s’est établi à 85,630 milliards de francs CFA, pour un résultat d’exploitation de 21,587 milliards de francs CFA.

Ces données constituent, selon la direction générale, une base sur laquelle il convient de s’appuyer pour poursuivre la transformation de l’infrastructure portuaire et améliorer davantage sa compétitivité.

Après cette présentation, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime a expliqué les motivations de sa visite. Pour Amy Mara Dièye, il ne s’agissait pas d’une simple étape dans son agenda institutionnel, mais d’une démarche destinée à établir un contact direct avec les responsables et les travailleurs du PAD.

« Cette visite ne constitue pas simplement une étape dans mon agenda institutionnel, elle traduit une volonté : celle d’aller à la rencontre des femmes et des hommes qui font vivre quotidiennement notre espace portuaire, d’écouter, de comprendre et d’agir », a-t-elle déclaré.

La ministre a rappelé le poids stratégique du transport maritime dans l’économie sénégalaise. Dans un pays où une part importante des échanges commerciaux internationaux transite par la mer, elle estime que la performance du système portuaire constitue un facteur déterminant pour la compétitivité de l’économie, la maîtrise des coûts logistiques et l’attractivité du territoire.

Dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, Amy Mara Dièye a ainsi appelé à construire une économie maritime plus performante, intégrée et compétitive, capable de générer davantage de valeur et d’emplois, notamment pour les jeunes.

Cette ambition passe, selon elle, par la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la fluidité des opérations, la digitalisation des procédures, le renforcement de la sécurité et de la sûreté portuaires ainsi que la mise en place d’une chaîne logistique adaptée aux nouvelles exigences du commerce international.

Pour la tutelle, la performance du Port autonome de Dakar ne peut cependant être dissociée des autres composantes de l’économie maritime. La politique portuaire doit, selon elle, s’inscrire dans une approche globale intégrant les infrastructures, le transport maritime, la pêche, la transformation des produits halieutiques, l’aquaculture, la logistique et les différents services maritimes.

« Notre ambition est de faire du Sénégal une véritable plateforme maritime et logistique de référence en Afrique », a déclaré Amy Mara Dièye, en mettant en avant la position géographique du pays, sa façade maritime et les compétences disponibles dans le secteur.

La ministre a toutefois appelé à davantage de lucidité dans l’identification des contraintes qui pèsent sur la compétitivité du système portuaire. Elle a notamment cité les questions liées à la gestion, à la logistique, aux délais, à la coordination entre les différents intervenants, à l’occupation des espaces, à la qualité des services, à la sécurité des opérations et à l’articulation entre les différents modes de transport.

Pour chacune de ces contraintes, elle préconise des réponses concrètes, mesurables et adaptées aux réalités du terrain.

Au-delà des infrastructures et des équipements, Amy Mara Dièye a accordé une place importante à la dimension humaine de la transformation du secteur. Selon elle, la modernisation du système portuaire doit nécessairement s’accompagner d’un renforcement des compétences.

« La modernisation de notre système portuaire doit être aussi une modernisation des compétences », a-t-elle insisté, plaidant pour davantage d’investissements dans la formation, la qualification et l’insertion professionnelle des jeunes dans les métiers maritimes et portuaires.

Pour la ministre, l’économie bleue ne doit pas rester un concept stratégique. Elle doit devenir un véritable espace d’opportunités, de revenus, d’innovation et d’emplois pour les populations, particulièrement pour la jeunesse.

Amy Mara Dièye a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Aucun acteur, selon elle, ne peut porter seul la transformation du système maritime. La visite au PAD devait ainsi permettre d’évaluer les réalisations, d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain, d’examiner les projets en cours et de déterminer les leviers susceptibles d’accélérer leur mise en œuvre.

La tutelle a enfin salué l’engagement de la direction générale et des personnels du Port autonome de Dakar, les invitant à poursuivre leurs efforts dans une dynamique permanente de performance, d’innovation et de service à l’économie nationale.

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