Le centre de santé Philippe Maguilen Senghor de Yoff peine à se relever des eaux qui l'ont envahi dans la nuit du 5 octobre. Plusieurs jours après la décrue, la structure dakaroise n'a toujours pas retrouvé un fonctionnement normal et commence à mesurer l'étendue des dégâts.
Selon une première estimation avancée par Alioune Diatta, chargé de la communication et comptable matières de l'établissement, la facture pourrait atteindre 350 millions de francs CFA. Le laboratoire concentrerait à lui seul environ 150 millions de pertes, tandis que le service de radiologie, mammographie et échographie comprises, en accuserait entre 170 et 200 millions. Des montants encore provisoires, a-t-il précisé.
Automates, microscopes, centrifugeuse, réactifs, table de radiologie, mammographe et échographes figurent parmi le matériel déclaré hors d'usage. Une partie de ces équipements avait été acquise sur les fonds propres de la structure. Au plus fort de la montée des eaux, le personnel a dû transférer les patients hospitalisés et des nouveau-nés vers d'autres établissements ; seuls la néonatologie et l'ORL, installés à l'étage, sont restés en service.
Le coup est d'autant plus rude que le centre, qui assure quelque 600 accouchements par mois, s'apprêtait à offrir vingt mammographies gratuites par jour dans le cadre d'Octobre Rose. Les syndicalistes Cheikh Seck et Mballo Dia Thiam rappellent, eux, que le site est implanté dans une zone basse où convergent les eaux de ruissellement. Le premier réclame un plan global d'assainissement et des constructions en hauteur ; le second suggère d'étudier un transfert vers l'ancien hangar des pèlerins de l'aéroport Léopold-Sédar-Senghor.






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