Dans une correspondance adressée au président du collectif, El Hadji Mamadou Kamara, le représentant de l’État invoque notamment le contexte particulier de la date retenue. Le 26 septembre marque en effet la commémoration du naufrage du bateau Le Joola, survenu en 2002, une journée consacrée au recueillement et à la mémoire des victimes.
Le Préfet appelle ainsi les organisateurs à faire preuve de « patriotisme et de compréhension » et à reporter leur mobilisation à une date ultérieure.
Cette décision intervient alors que la question du pont Émile Badiane suscite de fortes attentes dans la région. Le collectif entendait faire de cette marche un moyen d’interpeller les autorités sur l’urgence du démarrage effectif des travaux de cette infrastructure considérée comme stratégique pour le désenclavement de la Casamance.
Le refus préfectoral met donc en suspens la mobilisation prévue ce samedi, sans pour autant éteindre les revendications du collectif. Une nouvelle date pourrait être envisagée par les organisateurs dans les prochains jours.





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