Malgré un hivernage difficile marqué par une pluviométrie déficitaire, les bénéficiaires du Programme des Industries Chimiques du Sénégal pour le Soutien à l’Agriculture (PICSA) affichent des résultats encourageants. Grâce à la mise à disposition de semences certifiées, d’engrais de qualité et à un accompagnement technique de proximité, plusieurs producteurs d’arachide et de maïs enregistrent des rendements supérieurs aux attentes dans le département de Nioro du Rip.
La sécheresse n’a pas eu le dernier mot. À Nioro du Rip, des producteurs agricoles accompagnés par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) parviennent à tirer leur épingle du jeu malgré les difficultés liées aux conditions climatiques. Sur le terrain, les résultats obtenus dans le cadre du Programme des ICS pour le Soutien à l’Agriculture (PICSA) suscitent un réel espoir chez les bénéficiaires.
Lancé en juillet 2025, ce programme repose sur un dispositif d’accompagnement intégré comprenant la distribution de semences certifiées, la fourniture d’engrais de qualité ainsi qu’un encadrement technique rapproché. L’objectif est d’améliorer la productivité agricole tout en renforçant la résilience des exploitations face aux effets du changement climatique.
À Darou Salam, plus précisément dans le village de Diamaguène, Mamour Diouf figure parmi les producteurs qui témoignent des retombées positives de cette initiative. Grâce à la variété d’arachide Sunugal, qu’il juge particulièrement adaptée aux conditions climatiques de la zone, il espère atteindre près de trois tonnes à l’hectare. Une performance encourageante qui semble conforter les choix techniques opérés dans le cadre du programme.
Un constat également partagé par plusieurs autres producteurs de la localité, qui se disent satisfaits de l’accompagnement reçu et des résultats enregistrés dans leurs parcelles.
En tournée dans la zone pour s’enquérir de l’évolution des cultures et apprécier les performances des bénéficiaires, le directeur général des ICS, Mama Sougoufara, a pu constater les effets du dispositif sur le terrain. « Les mesures mises en place ont permis d’obtenir des rendements très élevés », s’est-il réjoui. Il a également rappelé que le PICSA s’inscrit dans une dynamique de complémentarité avec les efforts déployés par l’État du Sénégal pour renforcer la souveraineté et l’autosuffisance alimentaires.
Toutefois, pour le directeur général des ICS, l’amélioration de la production ne constitue qu’une première étape. L’enjeu est désormais de permettre aux producteurs de mieux valoriser leurs récoltes. À cet effet, il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de mise en relation entre les agriculteurs et les circuits de commercialisation, afin que les bonnes performances agricoles se traduisent également par une augmentation substantielle des revenus des exploitants.
Les résultats de la phase pilote témoignent de l’impact potentiel de cette démarche. Au total, 100 producteurs ont bénéficié d’un accompagnement sur une superficie de 66 hectares. Pour la campagne agricole 2026-2027, le programme prévoit une couverture de cinq zones agroécologiques et de onze régions sur les quatorze que compte le Sénégal. Plus de 80 % des producteurs accompagnés auraient ainsi dépassé la moyenne nationale en matière de rendement.
Présent lors de cette visite de terrain, l’adjoint au préfet de Nioro du Rip, Abiboulaye Diallo, a salué cette initiative des ICS, tout en invitant les techniciens à poursuivre leurs efforts pour proposer des intrants davantage adaptés aux réalités agricoles locales. Il a notamment attiré l’attention sur les défis liés au changement climatique et à l’appauvrissement progressif des sols, qui continuent de peser sur les performances du secteur agricole.
À travers le PICSA, les Industries Chimiques du Sénégal entendent ainsi apporter une réponse concrète aux difficultés rencontrées par les producteurs et contribuer à l’amélioration durable de la productivité agricole. Une expérience qui, au regard des premiers résultats enregistrés à Nioro du Rip, pourrait constituer un modèle intéressant à consolider et à étendre à d’autres bassins agricoles du pays.
Moustapha Ndiaye






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.