La décision du Conseil constitutionnel sur la proposition de modification de l’article 20 du Code pétrolier continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et gouvernementale. Après la publication de la décision ce lundi 5 octobre 2026, le ministre du Pétrole et de l’Énergie, Abdourahmane Diouf, a pris la parole à travers une publication sur Facebook.
Le ministre appelle d’abord au respect des rôles dévolus à chaque pouvoir dans le fonctionnement de l’État. « Dans une démocratie, chacun a un rôle à jouer. Et chacun doit rester confiné dans son rôle, dans le respect des règles qui nous gouvernent tous », a-t-il déclaré.
Cette réaction intervient après que le Conseil constitutionnel a invalidé la proposition de loi portant modification de l’article 20 du Code pétrolier. Le texte visait notamment à renforcer le contrôle et l’information du Parlement dans le processus relatif aux contrats pétroliers et gaziers.
Pour Abdourahmane Diouf, le débat sur la gestion des ressources naturelles doit toutefois rester centré sur un principe auquel il dit être profondément attaché : la transparence. « Au sein du gouvernement et de notre parti politique Kilraay, nous sommes pour la transparence absolue », affirme le ministre.
Il estime cependant que la question ne doit pas se limiter aux déclarations de principe. « L’enjeu réside dans le combat pour la transparence, non dans le discours sur la transparence », souligne-t-il, invitant ainsi à privilégier les actes et les mécanismes concrets permettant d’assurer une gestion transparente des ressources naturelles du pays.
Dans sa réaction, le ministre insiste également sur la nécessité de respecter les décisions rendues par les juridictions. Pour lui, une démocratie repose notamment sur l’acceptation des règles et des décisions prises par les institutions compétentes.
« L’essentiel est d’accepter le verdict des juges et de s’y conformer », soutient Abdourahmane Diouf. Une manière de rappeler, dans le contexte du débat autour du Code pétrolier, l’importance du respect des prérogatives institutionnelles et des décisions de justice.
La réaction du ministre intervient ainsi dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières constitue un enjeu majeur du débat public au Sénégal.






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