La diphtérie continue de mobiliser les autorités sanitaires sénégalaises. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a fait le point, ce lundi 5 octobre, sur l’évolution de la maladie à travers le pays. Depuis le début de la flambée, 248 cas ont été confirmés dans 51 districts sanitaires répartis dans 13 régions, avec 11 décès enregistrés.
La région de Dakar arrive en tête du nombre de cas recensés avec 42 personnes confirmées positives. Parmi ces cas, 11 ont été enregistrés dans le district sanitaire de Guédiawaye. Kédougou suit avec 35 cas, devant Diourbel qui en compte 33.
Touba totalise pour sa part 29 cas, tandis que Kaolack enregistre 28 cas. La région de Louga compte également 24 cas. Matam et Thiès affichent chacune 22 cas. Cette répartition géographique montre que la maladie touche plusieurs parties du territoire national et nécessite une vigilance renforcée, notamment dans les zones où des cas ont été détectés.
Face à cette situation, le ministère de la Santé rappelle que la diphtérie est une maladie infectieuse et contagieuse qui peut toutefois être prévenue grâce à la vaccination. Les autorités sanitaires insistent ainsi sur l’importance du respect du calendrier vaccinal, particulièrement chez les enfants.
Plusieurs signes doivent également alerter les familles. Il s’agit notamment du mal de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, de l’enrouement ou encore du gonflement du cou. L’apparition de membranes grisâtres au niveau de la gorge peut également constituer un signe évocateur de la maladie.
Dans ce contexte, le ministère invite les parents à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à s’assurer que toutes les doses prévues dans le cadre du Programme élargi de vaccination ont bien été administrées. Lorsque certaines doses n’ont pas été reçues, les autorités recommandent de se rapprocher des structures sanitaires afin de régulariser la vaccination.
Le ministère appelle également les populations à ne pas attendre en cas d’apparition de symptômes suspects. Une consultation rapide dans une structure de santé est fortement recommandée afin de permettre une prise en charge précoce et de limiter les risques de complications ou de transmission.
Les autorités sanitaires déconseillent par ailleurs le recours à l’automédication. Elles encouragent les familles à privilégier une consultation médicale dès l’apparition de signes évocateurs.
Avec 248 cas confirmés et 11 décès recensés dans 13 régions, la situation appelle donc à une vigilance accrue. La vaccination, la détection précoce des cas et une prise en charge rapide demeurent, selon les autorités sanitaires, des leviers essentiels pour contenir la propagation de la diphtérie sur le territoire national.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.