Invité de l'émission Jury du dimanche sur iRadio, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a plaidé pour que le président Bassirou Diomaye Faye effectue deux mandats, jusqu'en 2034, rapporte Seneweb. Il a aussi confié son regret d'avoir dû quitter la mairie de Sandiara après son entrée au gouvernement.
Fort de treize victoires électorales qu'il revendique, l'ancien maire considère l'expérience municipale comme une véritable école politique, entre alliances, rivalités, trahisons et nécessité de faire preuve de courage. Il désapprouve la décision prise sous le premier gouvernement d'Ousmane Sonko, qui avait demandé aux maires devenus ministres de renoncer à leurs fonctions municipales. « La fonction de maire vous permet d'être ancré dans votre territoire. Vous pouvez faire beaucoup plus pour votre commune en étant ministre », soutient-il, estimant que les responsabilités municipales pouvaient être déléguées à un adjoint.
Revenant sur son rapprochement avec le chef de l'État, Serigne Guèye Diop le situe avant le second tour de la présidentielle de 2024. Après l'élimination de sa candidature, il affirme avoir reçu un appel personnel de Bassirou Diomaye Faye, alors en détention, qui souhaitait le voir rejoindre sa coalition, sensible à son expérience dans l'industrie internationale et à son bilan à Sandiara. Il évoque aussi le meeting du stade Caroline Faye de Mbour, organisé pour les deux ans de pouvoir du président, revendiquant une mobilisation de 30 000 à 40 000 personnes.
Le ministre révèle faire partie des cinq responsables chargés de structurer Kiraay, la nouvelle formation présidentielle, aux côtés d'Aminata Touré, superviseure générale, d'Abdourahmane Diouf, chargé de la communication, d'Alioune Sow, responsable des élections, et de Falisseck, chargé de la logistique. Sa mission porte notamment sur l'installation des structures au Sénégal et à l'étranger, la mise en place de cellules de 50 personnes dans les villages et communes, la préparation du congrès et la vente des cartes. Il dit avoir effectué des déplacements en Côte d'Ivoire, en Guinée et en Turquie pour implanter le mouvement dans la diaspora.
Surtout, il assume son souhait de voir le président briguer un second mandat. S'appuyant sur son expérience à Sandiara, où il dit avoir eu besoin d'une dizaine d'années pour amorcer la transformation de la commune, il estime que l'industrialisation et la création massive d'emplois exigent de la continuité. « On ne peut pas le faire en cinq ans. Il faut au moins que le président aille jusqu'en 2034. Il faut deux mandats pour le faire », déclare-t-il.






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