Une éclaircie dans le bras de fer budgétaire ? L'Assemblée nationale s'est dite disposée à rencontrer le gouvernement dès ce lundi 26 octobre après-midi pour poursuivre les discussions sur le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, tandis que le Premier ministre Al Aminou Lo affiche son optimisme, rapporte Seneweb.
« Notre disponibilité au dialogue est entière »
Dans une note d'information, l'institution parlementaire précise répondre à la demande du Premier ministre de poursuivre les échanges. Pour préparer la rencontre, le président de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire a saisi le ministre chargé des Finances afin d'obtenir des informations et documents complémentaires.
L'Assemblée souligne toutefois que les travaux de la commission sont clos et que l'examen en plénière reste prévu ce mardi 27 octobre : aucune nouvelle procédure formelle ne peut raisonnablement être engagée d'ici là. Elle rappelle que les échanges doivent associer prioritairement la commission des Finances et les groupes parlementaires, mais se dit prête à recevoir le Premier ministre, le ministre des Finances et les autres membres du gouvernement concernés. « Notre disponibilité au dialogue est entière », assure-t-elle, affirmant vouloir un compromis « dans le respect des prérogatives de chaque institution ».
Al Aminou Lo : « Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre »
Interrogé par France 24 et RFI, le chef du gouvernement s'est montré confiant. « Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre », a-t-il déclaré, se disant disposé à examiner les amendements des députés. Interrogé sur la position d'Ousmane Sonko, il a estimé : « On peut faire beaucoup de surenchères, mais à la fin de la journée, j'ai toujours aimé, dans ce pays, le fait que l'intérêt supérieur de la Nation va commander. »
Il a rappelé la résilience du Sénégal durant la crise politique de 2021-2024, « qui a fini par un dialogue entre des opposants et des adversaires coriaces ». « Ici, nous ne sommes pas dans l'adversité. C'est le même parti », a-t-il souligné, évoquant le rôle de contrôle de l'action publique dévolu à son prédécesseur à la tête de l'Assemblée. Selon lui, il s'agit « peut-être de la surenchère, un blocage temporaire, dû certainement à des incompréhensions ».
La dette au cœur des enjeux
Al Aminou Lo a insisté sur la nécessité de rendre la dette viable « en discutant avec aussi bien nos créanciers officiels que nos créanciers privés ». Il affirme qu'Ousmane Sonko lui-même avait reconnu, lors de leurs derniers échanges, que la trajectoire de la dette n'était pas soutenable. Il a enfin assuré que le pays était prêt à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, qui doivent « conforter l'espoir que nous donnons à nos jeunes ».






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