L’opération s’est déroulée aux environs de 10 heures, à quelques encablures de Bondji, dans le département de Kanel. Selon les informations communiquées par l’administration douanière, les agents avaient été alertés par un renseignement faisant état du convoyage d’un lot de médicaments destiné à alimenter le marché hebdomadaire de la localité.
Sur la base de ces informations, les éléments de la Brigade mobile des Douanes de Matam ont mis en place un dispositif de surveillance. Celui-ci a permis d’intercepter la marchandise avant qu’elle ne parvienne à sa destination présumée.
La cargaison saisie était composée de plusieurs catégories de produits. Les douaniers ont notamment découvert un lot de médicaments vétérinaires, évalué à près de 2,5 millions de francs CFA. À cela s’ajoutent 539 boîtes d’antihistaminiques, dont la valeur est estimée à plus de 16 millions de francs CFA.
Au total, la contre-valeur des produits interceptés s’élève précisément à 18 644 500 francs CFA, selon l’évaluation effectuée par les services compétents.
Cette opération intervient alors que l’administration douanière renforce son dispositif de contrôle à l’intérieur du pays. Plusieurs unités font actuellement l’objet d’un redéploiement avec un renforcement de leurs effectifs et de leurs moyens opérationnels. La Brigade mobile de Matam fait partie des unités concernées par cette stratégie visant à améliorer la surveillance des axes de circulation et à lutter plus efficacement contre les trafics illicites.
À travers cette nouvelle saisie, les Douanes sénégalaises réaffirment leur engagement dans la lutte contre la circulation clandestine de médicaments et de produits vétérinaires. Le contrôle de ces marchandises constitue également un enjeu de santé publique, en raison des risques liés à la commercialisation de produits dont la qualité, l’origine et les conditions de conservation ne sont pas nécessairement garanties.
La saisie opérée près de Bondji vient ainsi s’ajouter aux différentes opérations menées par les unités douanières pour démanteler les circuits d’approvisionnement clandestins et empêcher l’introduction de produits prohibés sur les marchés locaux.





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