Le député Guy Marius Sagna a annoncé qu'il allait saisir le gouvernement au sujet de deux projets d'exploitation de sel portant sur 15 222 hectares dans les communes de Fimela, Djilass et Loul Sessène, dans la région de Fatick, rapporte PressAfrik. Il s'est rendu sur les sites, où il a rencontré les membres du Collectif pour la défense de notre patrimoine (CDP) et des habitants, inquiets des conséquences sociales, environnementales et économiques de ces projets.
Le premier projet, porté par Sen Agrocel, couvre 5 000 hectares à Fimela et Djilass. Le second, Royal Salt, s'étend sur 10 222 hectares à Djilass et Loul Sessène. Selon le député, aucun des deux n'avait démarré au moment de sa visite. Frappé par l'ampleur des superficies, il les a comparées à environ 7 142 terrains de football pour le premier et 14 602 pour le second.
Guy Marius Sagna s'inquiète surtout du sort des riverains. « Quel est l'intérêt de transformer des Sénégalais qui exploitent déjà le sel en ouvriers et ouvrières d'étrangers qui viennent pour cette même exploitation ? Que vont devenir leurs champs et pâturages avec lesquels ils font vivre leurs familles ? », s'est-il interrogé. Il a aussi évoqué la possibilité que ces projets cachent d'autres ambitions, sans apporter d'éléments pour étayer cette hypothèse.
Dans la même déclaration, le député est revenu sur les restrictions imposées en juillet 2026 par le préfet de Tivaouane à certaines activités de Pastef-Les Patriotes, qu'il avait dénoncées dans une question écrite comme un excès de pouvoir. Dans sa réponse, le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique cite la loi n°78-02 du 29 janvier 1978 sur les réunions et rappelle que « la liberté demeure la règle, sa restriction l'exception ». Il indique qu'au deuxième trimestre 2026, sur 3 575 déclarations de manifestations, huit seulement ont été interdites, soit 0,22 %, contre 1,51 % sur l'ensemble de l'année 2025, et que les autorités administratives sont invitées à privilégier le dialogue. « Je voudrais enfin vous rassurer sur ma détermination à veiller à ce que l'action des autorités administratives demeure strictement inscrite dans le respect de la légalité, de l'impartialité de l'État et de la sauvegarde des libertés publiques », a écrit le ministre. Guy Marius Sagna a salué cette réponse, souhaitant que de telles restrictions ne se reproduisent plus.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.