À la veille de la séance plénière prévue ce mardi 3 novembre 2026 à l’Assemblée nationale, consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, Babacar Gaye livre son analyse sur l’issue du vote. Selon lui, le recours à une procédure constitutionnelle d’engagement de la responsabilité du Gouvernement pourrait rendre l’adoption du texte quasiment certaine, sauf renversement de la situation par une motion de censure.
Dans une publication sur sa page Facebook, Babacar Gaye estime que le scénario de l’adoption de la LFR 2026 pourrait être scellé avant même l’ouverture des débats parlementaires. Il avance que le Premier ministre pourrait prendre les devants en adressant un courrier au président de l’Assemblée nationale pour engager la responsabilité de son Gouvernement sur le vote du projet de loi.
Cette démarche, si elle était effectivement mise en œuvre, modifierait considérablement le déroulement de la séance plénière. Selon l’analyse de Babacar Gaye, elle entraînerait l’adoption du texte, à moins qu’une motion de censure ne soit déposée dans les vingt-quatre heures suivant l’engagement de la responsabilité gouvernementale et qu’elle soit adoptée dans les conditions prévues par l’alinéa 5.
L’intervention du Premier ministre placerait ainsi les députés devant une alternative déterminante : laisser le projet de loi de finances rectificative être adopté ou tenter de faire tomber le Gouvernement par le biais d’une motion de censure.
Dans ce contexte, Babacar Gaye se montre peu optimiste quant à l’issue de la séance annoncée. « À mon avis, il n’y a rien à attendre de la séance de demain », écrit-il, laissant entendre que les mécanismes constitutionnels pourraient réduire la portée du vote parlementaire attendu.
Son analyse intervient dans un contexte de tensions autour du projet de LFR 2026, dont le rejet en commission a alimenté les débats politiques et institutionnels. La séance plénière de ce mardi est donc particulièrement attendue, tant pour son enjeu budgétaire que pour ses éventuelles conséquences sur la stabilité de l’exécutif.






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