Les déclarations attribuées au professeur Arona Diouf au sujet d’Ousmane Sonko suscitent une réaction de Babacar Ba. Dans une prise de position, le responsable du Forum du justiciable s’est interrogé sur le sens de la formule « Ousmane Sonko daniouko wara outal pékhé, il est temps de l’arrêter », tout en alertant sur les risques que pourraient représenter des appels à agir contre un responsable politique en dehors du cadre légal.
« Je ne sais pas ce que le Professeur Arona Diouf veut dire par “Ousmane Sonko daniouko wara outal pékhé, il est temps de l’arrêter” », a déclaré Babacar Ba, avant de souligner qu’une éventuelle manœuvre visant le président de PASTEF en dehors des règles démocratiques et de l’État de droit constituerait, selon lui, une grave dérive.
Pour le président du Forum du justiciable, le débat politique doit rester encadré par les principes fondamentaux de la démocratie et le respect de la dignité humaine. Il estime que les propos de cette nature n’ont pas leur place dans un système démocratique et appelle à les condamner fermement.
Babacar Ba rappelle également que la confrontation entre adversaires politiques doit se dérouler à travers les idées, les propositions et les consultations électorales. « Dans un État de droit, on combat un adversaire politique par les idées et dans les urnes, jamais par des manœuvres », insiste-t-il.
Dans sa déclaration, il adresse aussi un message au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il espère que le chef de l’État ne prêtera aucune oreille à ce qu’il qualifie d’appels de militants, plaidant ainsi pour que les relations entre acteurs politiques demeurent soumises aux règles institutionnelles et juridiques.
Cette réaction intervient dans un climat de tensions politiques autour des déclarations attribuées à Arona Diouf. À travers son intervention, Babacar Ba place le respect de l’État de droit au cœur du débat et rappelle que toute mesure visant un responsable politique doit s’inscrire dans le cadre légal. Les propos cités et leur portée exacte restent toutefois à apprécier dans leur contexte.






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