Le premier drame s’est produit vendredi après-midi à Yeumbeul, dans le quartier de Darou Salam 2. Vers 17 heures, les sapeurs-pompiers ont alerté le commissariat d’arrondissement après le décès d’un jeune forgeron victime d’une électrocution.
La victime, identifiée sous les initiales K. Seye et âgée d’environ 22 ans, a été retrouvée morte dans son atelier. Des brûlures étaient visibles sur sa poitrine ainsi que sur d’autres parties du corps. Selon les premiers éléments recueillis sur place, le jeune homme manipulait des câbles électriques pour arrêter les machines de l’atelier, à la demande de son oncle avec lequel il travaillait.
Samedi soir, un autre décès a été signalé sur la Corniche Ouest de Dakar. Vers 18 heures, les éléments du commissariat de Rebeuss ont été avisés de la découverte d’un corps sans vie à proximité de la porte du Troisième Millénaire.
Il s’agissait de J. P. Cordozo, un homme sans domicile fixe âgé de 72 ans. Son corps gisait en plein air, avec une paire de béquilles à ses côtés. Aucune blessure apparente n’a été relevée. L’homme avait été victime, plusieurs mois auparavant, d’un accident de la circulation qui lui avait occasionné une fracture à la jambe gauche.
Les sapeurs-pompiers ont transporté la dépouille à l’hôpital Fann pour déterminer les causes exactes du décès. Une enquête a été ouverte.
Kaolack : un maître coranique meurt dans l’effondrement d’un bâtiment
Dans la nuit de samedi à dimanche, un effondrement a fait une victime à Kaolack. Le drame s’est produit vers 23 heures dans le quartier Passoire, où une maison R+1 abritant un daara s’est partiellement effondrée.
Le bâtiment servait également de logement au maître coranique et à sa famille. Son épouse et ses enfants, présents au moment du drame, ont été secourus par les sapeurs-pompiers. La partie du bâtiment abritant la chambre du maître coranique a toutefois été lourdement touchée.
D’importants moyens ont été mobilisés pour les opérations de recherche. Les sapeurs-pompiers, appuyés par le Génie militaire, ont procédé au déblaiement des gravats et à la démolition d’une partie de la structure afin de faciliter les recherches.
Vers 6 heures du matin, les secours ont découvert le corps sans vie du maître coranique, M. L. Talla, âgé d’environ 45 ans. L’effondrement a également occasionné d’importants dégâts matériels dans une concession voisine. Une enquête a été ouverte.
Touba : un enfant de quatre ans tué par un mur
Dimanche matin, un autre drame s’est produit à Touba Alomga. Vers 11 h 45, un mur de clôture en mauvais état s’est effondré sur deux enfants qui jouaient à proximité.
E. H. Kontey, âgé de seulement quatre ans, est décédé sur le coup. Une autre enfant, N. Niang, également âgée de quatre ans, a été blessée et évacuée à l’hôpital Matlaboul Fawzaini.
Selon les premiers constats, le mur était fortement dégradé et son poteau en ciment présentait des fers qui ne tenaient plus correctement. Le corps du petit garçon a été déposé à la morgue de l’hôpital pour les besoins de l’autopsie. Le parquet a été avisé et une enquête est en cours.
Matam : une femme tuée dans l’effondrement d’une dalle
Quelques heures plus tard, un autre effondrement a coûté la vie à une femme à Matam. Le drame est survenu vers 12 h 30 dans le quartier Gourel Serigne.
La dalle d’une case construite à l’intérieur d’une maison s’est effondrée, faisant une victime et deux blessés graves. Les policiers ont retrouvé sur place le corps sans vie de L. Mangane, une ménagère âgée d’environ 40 ans.
A. Mbodji, 30 ans, et A. Mangane, 21 ans, ont été grièvement blessés et évacués vers l’hôpital régional de Matam par les sapeurs-pompiers. La dépouille de la victime a été déposée à la morgue du Centre hospitalier régional de Ourossogui. Le parquet a été saisi et une enquête ouverte.
Parcelles Assainies : une mère et son fils meurent noyés
Le dernier drame recensé s’est produit aux Parcelles Assainies, après les fortes pluies enregistrées dans la capitale. À l’unité 7, l’affaissement du mur d’une maison a provoqué une importante entrée d’eau dans la concession.
Deux personnes, une mère et son jeune fils, ont péri dans les eaux. Les victimes, A. Ngom, âgée d’environ 25 ans, et son fils M. Gningue, âgé d’environ quatre ans, ont été retrouvés sans vie sur la terrasse de la maison.
Un voisin a expliqué que la puissance des eaux aurait provoqué la rupture du mur de clôture avant d’envahir la maison. Les tentatives de secours n’ont pas permis de sauver les deux victimes. Le niveau élevé de l’eau a rendu l’intervention particulièrement difficile.
Les policiers ont effectué les premières constatations avant de remettre les corps aux sapeurs-pompiers, qui les ont transportés à la morgue pour les besoins de l’autopsie. Une enquête a également été ouverte.
En trois jours, ces différents drames ont ainsi endeuillé plusieurs familles à travers le pays. Les investigations en cours devront permettre de déterminer les circonstances précises de chaque décès et, notamment, d’établir les éventuelles responsabilités dans les différents cas d’effondrement.






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