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Thierno Alassane Sall accuse Pastef d’opacité et dénonce la gestion de l’Assemblée nationale

Thierno Alassane Sall hausse le ton contre les députés de Pastef et critique vivement le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le président de la République des Valeurs estime que la session extraordinaire actuellement en cours s’inscrit dans une…

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Thierno Alassane Sall accuse Pastef d’opacité et dénonce la gestion de l’Assemblée nationale

Thierno Alassane Sall hausse le ton contre les députés de Pastef et critique vivement le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le président de la République des Valeurs estime que la session extraordinaire actuellement en cours s’inscrit dans une dynamique de confrontation politique avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, depuis la rupture entre le chef de l’État et Pastef.

Selon l’ancien ministre, les travaux parlementaires engagés dans le cadre de cette session ne seraient pas uniquement motivés par des considérations institutionnelles. « Cette session extraordinaire vise une chose : la poursuite du procès de Diomaye depuis qu’il y a une rupture entre lui et le Pastef », affirme-t-il, estimant que les relations devenues tendues entre les deux pôles du pouvoir expliquent en grande partie l’orientation actuelle des débats à l’Assemblée nationale.

Thierno Alassane Sall s’en prend également au discours sur la transparence qui avait accompagné l’arrivée de Pastef au pouvoir. À ses yeux, la majorité parlementaire serait aujourd’hui en contradiction avec les principes qu’elle défendait lorsqu’elle était dans l’opposition. « Les députés de Pastef ne vivent pas la transparence, mais l’opacité », dénonce-t-il.

Le leader de la République des Valeurs cible particulièrement les procédures de vote et le fonctionnement interne de l’institution parlementaire. Il considère que certaines pratiques observées à l’Assemblée nationale ne répondent pas aux exigences de transparence qu’il juge indispensables dans une institution chargée de contrôler l’action publique et de voter les lois.

Avec une formule particulièrement ironique, il affirme : « On n’a jamais voté suivant les normes les plus élémentaires. L’ascenseur de quartier est plus transparent que l’Assemblée. » Une déclaration par laquelle il entend mettre en cause la lisibilité des procédures et la manière dont certaines décisions seraient prises au sein de l’institution.

La gestion du président de l’Assemblée nationale et de son bureau est également au cœur de ses critiques. Thierno Alassane Sall affirme que la direction de l’institution disposerait d’une marge de manœuvre excessive dans la gestion de certains moyens et avantages accordés aux députés. « Le président et son bureau font ce qu’ils veulent. On parle de fonds communs, on nous achète des véhicules sans transparence », soutient-il.

L’ancien ministre évoque également la question de certains fonds dont la gestion relèverait, selon lui, de pratiques insuffisamment transparentes. Il cite notamment l’octroi de billets pour La Mecque ainsi que la distribution d’enveloppes d’argent, autant d’éléments qu’il présente comme révélateurs, à ses yeux, d’un déficit de transparence dans la gestion des ressources de l’Assemblée nationale.

Sur le dossier de l’électrification rurale et de l’affaire ASER, Thierno Alassane Sall interpelle directement les députés de Pastef. Il leur reproche de ne pas avoir, selon lui, donné suffisamment de suites à cette affaire malgré les importantes sommes d’argent en jeu. « On a volé nos 37 milliards avec ASER et vous n’avez rien fait. Où est votre souci de transparence ? », lance-t-il à l’endroit de la majorité parlementaire.

Cette sortie intervient alors que le dossier de l’électrification rurale connaît de nouveaux développements judiciaires et continue d’alimenter le débat public sur la gestion des ressources de l’État. Pour Thierno Alassane Sall, cette affaire constitue ainsi un test important de la volonté affichée par les nouvelles autorités de faire de la transparence et de la reddition des comptes des principes de gouvernance.

Enfin, le président de la République des Valeurs remet en cause le récit politique ayant accompagné l’accession de Pastef au pouvoir. Il accuse le parti d’avoir utilisé, durant la période précédant son arrivée aux responsabilités, un discours fondé sur la manipulation de l’opinion publique.

Dans cette perspective, il revient sur l’affaire Sweet Beauty, qui avait profondément marqué la vie politique sénégalaise et contribué à plusieurs épisodes de fortes tensions dans le pays. « Vous êtes venus au pouvoir par la manipulation. Vous avez fait croire aux Sénégalais qu’un salon de massage peut avoir un agrément », accuse-t-il.

À travers cette série de critiques, Thierno Alassane Sall s’attaque donc à la fois à la gestion de l’Assemblée nationale, aux pratiques de la majorité parlementaire et au bilan politique de Pastef. Son intervention intervient dans un contexte institutionnel marqué par de vifs débats autour de la modification de l’article 37 de la Constitution, de la déclaration de patrimoine des hauts responsables de l’État et, plus largement, par les tensions entre l’exécutif et la majorité parlementaire.

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