Le Sénégal s'est distingué à la deuxième édition du Symposium africain de l'inclusion sociale, organisée du 27 au 30 octobre 2026 à Yaoundé, au Cameroun. La délégation sénégalaise, conduite par Habib Sabaly, président de l'Association des Élus Handicapés du Sénégal (AEHS), a remporté le Prix spécial de l'inclusion politique lors de la Nuit de l'Inclusion, tenue le 30 octobre.
Cette distinction récompense les efforts déployés au Sénégal pour renforcer la représentation des personnes en situation de handicap dans les instances politiques et les espaces de décision. Elle met également en lumière les initiatives visant à promouvoir une gouvernance plus inclusive, dans laquelle chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits et participer à la vie publique.
Pour Habib Sabaly, élu originaire du département de Vélingara, dans la région de Kolda, cette reconnaissance revêt une portée collective. « Ce prix est dédié à tous les élus handicapés du Sénégal », a-t-il déclaré, soulignant que cette consécration ne saurait être attribuée à une seule personne, mais constitue plutôt un hommage à l'engagement de l'ensemble des élus concernés.
Acteur engagé dans la défense des droits des personnes handicapées, Habib Sabaly rappelle que le handicap ne doit en aucun cas constituer un frein à l'engagement citoyen, à l'exercice de responsabilités publiques ou à l'accès aux fonctions de leadership. Cette distinction vient ainsi conforter le combat mené pour une participation plus équitable des personnes handicapées à la gestion des affaires publiques.
Au-delà de son caractère honorifique, le Prix spécial de l'inclusion politique remet au premier plan un enjeu essentiel de la démocratie africaine : garantir une participation effective des personnes en situation de handicap aux processus politiques et décisionnels.
Pour Habib Sabaly, l'inclusion politique ne peut se réduire à une présence symbolique dans les assemblées élues ou les institutions publiques. Elle doit se traduire par la possibilité réelle de prendre part aux débats, de défendre les intérêts des populations, de contribuer à l'élaboration des politiques publiques et d'influencer les décisions qui déterminent l'avenir des communautés.
Lors d'un entretien téléphonique avec le correspondant de PressAfrik dans la zone sud, le président de l'AEHS a insisté sur la nécessité de dépasser les simples mesures de représentation pour construire des institutions véritablement accessibles et participatives.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.