Dans une contribution publiée par Seneweb, Dr Aïssatou Ndiongue, sociologue spécialiste des questions de développement touristique, enseignante-chercheuse à l'Université Iba Der Thiam de Thiès et présidente du Réseau des universitaires du tourisme au Sénégal (RÉSUTS), analyse les retombées des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, premier rendez-vous olympique organisé sur le sol africain.
Pour l'universitaire, l'événement constitue « un véritable test grandeur nature pour tout le continent ». Sur le plan touristique, elle relève, selon le ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, plus de 3 000 chambres d'hôtel mobilisées dans plus de 80 établissements répartis entre Saly, Diamniadio et Dakar. Ce flux d'athlètes, d'accompagnateurs et de visiteurs génère, selon elle, un « choc de demande positive » qui profite à l'hébergement, à la restauration et à la mobilité.
L'auteure met également en avant l'empreinte culturelle des Jeux, avec la mobilisation d'artistes, de scénographes, de musiciens et de plasticiens locaux, ainsi que l'apport de l'artisanat : la confection de milliers de tenues officielles et d'accessoires par des tailleurs, brodeurs et artisans sénégalais démontre, selon elle, une intégration réussie de la commande publique sportive dans le tissu local. Elle souligne aussi l'accès des entrepreneurs locaux aux marchés de la logistique, de la restauration, de la communication et des services.
Sur le plan des infrastructures, Dr Ndiongue cite l'aménagement du Village olympique sur le campus de l'Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio et la rénovation des équipements sportifs de l'UCAD, appelés à être reconvertis en résidences étudiantes et en complexes sportifs universitaires. Elle estime que les exigences du CIO ont accéléré la professionnalisation des fédérations et plaide pour faire du sport « une véritable industrie sportive créatrice de valeur ».
En guise de recommandation, elle appelle à déployer les opportunités générées par les JOJ sur l'ensemble du territoire national, afin de réduire l'hypercentralisation de Dakar, et à faire de « la cohésion sociale autour de ces priorités nationales » le mot d'ordre du moment.






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