Dans une contribution publiée par Seneweb, Made Codé Ndiaye, ingénieur en télécommunications et membre fondateur de Kiiraay-LPR, s'en prend au rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 par le groupe parlementaire Pastef. « En rejetant la LFR 2026, le parti d'Ousmane Sonko conteste des mesures qu'il avait lui-même conçues, défendues et appliquées au pouvoir », écrit-il.
L'auteur précise que ce n'est pas l'opposition en elle-même qui le trouble, « toute démocratie a besoin d'une opposition forte, vigilante et exigeante », mais la contradiction entre les arguments avancés et les actes posés par le même parti au pouvoir. Il cite d'abord les subventions à l'énergie : selon lui, le gouvernement d'Ousmane Sonko avait fait de la « subvention ciblée » l'un des piliers de sa doctrine économique, avant que ses responsables ne dénoncent aujourd'hui la même orientation.
Il évoque ensuite les bourses de sécurité familiale, présentées hier comme un outil de justice sociale et soupçonnées aujourd'hui, selon lui, par certains responsables du parti de servir à « fabriquer de nouveaux électeurs ». « Une mesure n'est plus jugée sur son utilité pour les populations, mais sur l'identité politique de celui qui l'applique », regrette-t-il.
Sur les fonds spéciaux, Made Codé Ndiaye affirme que ces fonds, longtemps décriés par Ousmane Sonko, ont été utilisés en 2024, 2025 et 2026 sans que leur encadrement soit réformé. Il estime enfin que le rejet de la LFR était « programmé d'avance », rappelant que l'ancien Premier ministre avait annoncé vouloir attendre le gouvernement « au pied du mur ».
« Le patriotisme véritable ne se proclame pas dans les meetings ou les conférences de presse. Il se révèle lorsque les intérêts partisans entrent en conflit avec l'intérêt supérieur de la nation », conclut l'auteur, pour qui le Pastef « donne malheureusement le sentiment d'avoir choisi le combat politique plutôt que l'intérêt national ».






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