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Crise des bourses à l’UCAD : “Sans paiement des rappels, il n’y aura aucune négociation”

La tension reste vive à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Face au gouvernement sénégalais, les étudiants grévistes durcissent le ton et ferment la porte à toute concession tant que le paiement intégral des rappels de bourses n’est pas…

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Crise des bourses à l’UCAD : “Sans paiement des rappels, il n’y aura aucune négociation”

La tension reste vive à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Face au gouvernement sénégalais, les étudiants grévistes durcissent le ton et ferment la porte à toute concession tant que le paiement intégral des rappels de bourses n’est pas effectif. Un message sans équivoque porté par Khadim Diouf, président de la commission pédagogique de la Faculté des sciences, qui a averti que cette revendication constitue une ligne rouge non négociable.

Invité de l’émission Objection sur Sud FM ce dimanche 8 février, le leader estudiantin a dénoncé ce qu’il qualifie d’inaction des autorités face à une crise pourtant bien identifiée. Selon lui, malgré les multiples alertes et mouvements de protestation, l’État ne montre aucune volonté réelle de satisfaire les doléances des étudiants. « Le paiement des rappels de bourses est non négociable », a-t-il martelé, estimant que le gouvernement tente de gagner du temps sans apporter de réponses concrètes.

Pour Khadim Diouf, la solution est pourtant simple. Il appelle l’État à solder les arriérés et à permettre un retour à un climat apaisé au sein des universités. « Qu’ils payent les rappels et puis qu’on passe à autre chose. Ça ne coûte rien à l’État de payer ces rappels-là », a-t-il déclaré, rappelant que les étudiants représentent l’avenir du pays et constituent, selon ses termes, « la crème intellectuelle » de la nation.

Le responsable syndical a également prévenu que toute tentative de dialogue restera vaine tant que cette question centrale ne sera pas réglée. À ses yeux, il est impossible d’avancer dans les discussions avec les autorités dans un contexte où les engagements de base ne sont pas respectés. Il déplore en outre une stratégie de communication qu’il juge trompeuse, accusant le gouvernement de manipuler l’opinion publique autour de la question des bourses.

Au-delà du simple aspect financier, Khadim Diouf a tenu à rappeler le rôle vital de la bourse dans la vie quotidienne des étudiants sénégalais. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit de la seule source de revenus leur permettant de préserver un minimum de dignité. « C’est notre droit le plus absolu de recevoir nos rappels et nos bourses mensuelles », a-t-il insisté, soulignant que cet appui financier conditionne l’accès à la documentation, aux soins de santé et même à l’alimentation.

La crise actuelle s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre l’État et les étudiants. Le dernier trimestre de l’année 2025 avait déjà été marqué par de fortes mobilisations à travers plusieurs campus du pays pour exiger le paiement des rappels de bourses. Après une suspension du mot d’ordre de grève en décembre, les manifestations ont repris de plus belle depuis le début du mois de février 2026. En cause, selon les étudiants, la faiblesse et la « qualité très médiocre » des négociations engagées avec les autorités.

Alors que l’année universitaire est de nouveau menacée par des perturbations, le bras de fer se durcit. À l’UCAD, les étudiants préviennent : sans paiement effectif des rappels de bourses, aucune reprise durable des cours ni avancée dans les discussions ne sera possible. Une crise sociale et académique qui place une fois de plus la question du financement des études au cœur du débat national.

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