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Economie

Finances publiques : « Restructurer la dette n’est pas à l’ordre du jour », affirme Ahmadou Al Amine Lô

Le gouvernement sénégalais exclut, pour l’heure, toute idée de restructuration ou de reprofilage de la dette publique. C’est la position clairement affichée par le ministre d’État Ahmadou Al Amine Lô, chargé du suivi de l’agenda « Sénégal 2050 », lors de…

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Finances publiques : « Restructurer la dette n’est pas à l’ordre du jour », affirme Ahmadou Al Amine Lô

Le gouvernement sénégalais exclut, pour l’heure, toute idée de restructuration ou de reprofilage de la dette publique. C’est la position clairement affichée par le ministre d’État Ahmadou Al Amine Lô, chargé du suivi de l’agenda « Sénégal 2050 », lors de son passage dans l’émission « Au gré de l’actualité » sur Radio Sénégal, ce jeudi 26 mars 2026. Une déclaration qui intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la gestion de la dette et des instruments financiers récemment utilisés par l’État.

Face aux interrogations croissantes, le ministre d’État a tenu à lever toute ambiguïté. Selon lui, la restructuration de la dette, souvent envisagée par des pays en difficulté pour alléger leurs charges financières, ne correspond ni aux besoins actuels ni aux intérêts stratégiques du Sénégal. « Ce n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il insisté, précisant qu’il s’agit là de la position officielle du gouvernement. Une manière de rassurer les partenaires économiques et financiers sur la stabilité de la signature du pays et sur sa capacité à honorer ses engagements.

Cette sortie médiatique intervient alors que la question d’une supposée « dette cachée » continue d’alimenter les discussions dans l’espace public. Sur ce point, Ahmadou Al Amine Lô s’est voulu ferme. Il a renvoyé aux explications déjà fournies par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, qui a récemment défendu la légalité et la transparence des opérations financières incriminées, notamment celles liées aux Total Return Swaps (TRS). Pour le ministre d’État, la polémique repose en grande partie sur des incompréhensions techniques et des interprétations parfois approximatives.

Dans ce sens, il a regretté la multiplication des prises de parole publiques sur ces questions sensibles, sans une maîtrise suffisante des mécanismes financiers en jeu. Selon lui, ce manque de rigueur dans le débat contribue à entretenir la confusion et à fragiliser la perception de la gestion des finances publiques. Il a ainsi appelé à plus de responsabilité dans le traitement de ces sujets, qui engagent non seulement la crédibilité de l’État, mais aussi la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux.

Au-delà de la question de la dette, Ahmadou Al Amine Lô a également abordé les enjeux de communication gouvernementale. Il a notamment évoqué le récent déplacement du Premier ministre à Abou Dhabi, estimant que ce type d’initiative stratégique mérite une meilleure valorisation auprès de l’opinion publique. Dans un contexte marqué par la prolifération d’informations parfois inexactes sur les réseaux sociaux, il a plaidé pour un renforcement de la présence des autorités dans les médias publics.

Le ministre d’État a ainsi invité les membres du gouvernement, ainsi que les directeurs généraux, à s’impliquer davantage dans la communication institutionnelle. L’objectif, selon lui, est de mieux informer les citoyens sur l’action quotidienne de l’État, mais aussi de contrer efficacement les fausses informations qui circulent et qui peuvent nuire à la compréhension des politiques publiques.

À travers cette intervention, Ahmadou Al Amine Lô a cherché à réaffirmer la ligne du gouvernement en matière de gestion de la dette et de transparence financière. Un message qui se veut rassurant, à la fois pour l’opinion nationale et pour les partenaires du Sénégal, dans un contexte où la maîtrise des finances publiques reste un enjeu central pour la stabilité économique du pays.

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