« Environ 600 millions de personnes en Afrique sont toujours privées d'électricité, principalement dans les zones rurales », selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), citée par PressAfrik. Le continent est partagé entre deux réalités : l'Afrique du Nord affiche des taux d'accès proches de 99 %, tandis que l'Afrique subsaharienne plafonne autour de 48 à 50 %.
Cette vulnérabilité est accentuée par la dépendance aux énergies fossiles et à l'hydroélectricité, « particulièrement exposée aux sécheresses récurrentes et aux aléas pluviométriques ». Selon l'Institut royal des études stratégiques (IRES), l'Afrique fait face à « la vétusté des réseaux et à des pertes de distribution significatives », sources de coupures quotidiennes pour les ménages et les entreprises.
La Banque africaine de développement (BAD) pointe de son côté « un déficit tarifaire chronique par rapport aux coûts réels de production et des difficultés de recouvrement des factures », qui freinent la maintenance et la modernisation des réseaux.
Pour y remédier, le continent mise sur la mutualisation et la transition énergétique : « la création et le renforcement des pools d'énergie régionaux permettent d'accroître les échanges transfrontaliers d'électricité et d'améliorer la stabilité globale de l'approvisionnement », rappellent les acteurs régionaux, tandis que la montée en puissance du solaire photovoltaïque et de l'éolien doit permettre de diversifier le mix énergétique.






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