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Gastech 2026 : le Sénégal et ENI s’accordent pour évaluer le potentiel de cinq blocs offshore

En marge de Gastech 2026, le ministère de l’Énergie et du Pétrole du Sénégal et le groupe italien ENI S.p.A. ont signé un protocole d’accord portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Cette entente marque une nouvelle…

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Gastech 2026 : le Sénégal et ENI s’accordent pour évaluer le potentiel de cinq blocs offshore

En marge de Gastech 2026, le ministère de l’Énergie et du Pétrole du Sénégal et le groupe italien ENI S.p.A. ont signé un protocole d’accord portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Cette entente marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités sénégalaises de relancer l’exploration et de mieux valoriser les ressources du bassin sédimentaire national.

Les blocs concernés par ce protocole sont SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN10M. L’accord prévoit la réalisation, à la charge financière d’ENI, d’un programme d’études géologiques et géophysiques destiné à approfondir les connaissances sur ces différentes zones.

Les travaux porteront notamment sur l’analyse des données sismiques 2D et 3D déjà disponibles. Ils devront permettre de mieux caractériser la structure du sous-sol marin et d’évaluer le potentiel pétrolier et gazier des cinq blocs concernés. Cette phase d’études constitue ainsi une étape préalable destinée à déterminer l’intérêt éventuel de poursuivre les opérations d’exploration.

Pour le ministère de l’Énergie et du Pétrole, la signature de cet accord s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’attractivité du bassin sédimentaire sénégalais et à favoriser l’arrivée de nouveaux investissements dans le secteur des hydrocarbures. La manifestation d’intérêt d’un groupe de l’envergure d’ENI est présentée par les autorités comme un signal positif pour le potentiel du bassin sénégalais.

Le gouvernement entend également renforcer le rôle de PETROSEN dans cette nouvelle phase. La société nationale est appelée à jouer un rôle de partenaire technique central dans le processus d’évaluation et de valorisation des ressources. Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr B. Ismaïla Mabo, a insisté sur la nécessité pour le Sénégal de mieux connaître son sous-sol afin de pouvoir en assurer une promotion et une valorisation adaptées.

L’accord conclu avec ENI ne constitue toutefois pas un contrat d’exploitation. Le protocole ouvre uniquement une phase d’études et d’évaluation du potentiel des blocs concernés. Il ne confère par ailleurs aucun droit automatique au groupe italien pour accéder à une éventuelle phase d’exploitation.

Toute évolution vers une nouvelle étape devra être examinée conformément à la législation et à la réglementation sénégalaises. Les résultats des études permettront notamment aux différentes parties de disposer d’éléments techniques supplémentaires avant toute décision concernant d’éventuelles opérations futures.

À travers cette démarche, l’État sénégalais cherche ainsi à concilier la poursuite de l’exploration avec ses objectifs de souveraineté et de sécurité énergétiques. Au-delà de la recherche de nouvelles ressources, les autorités mettent en avant la nécessité de transformer le potentiel du secteur des hydrocarbures en retombées économiques durables pour le pays.

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