La polémique autour de la supposée mise à l’écart d’Ousmane Sonko lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar-2026, organisée le 31 octobre dernier au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, continue d’alimenter les débats sur les relations au sommet de l’État. Alors que certains militants de Pastef dénoncent une volonté délibérée d’écarter le président de l’Assemblée nationale de cet événement majeur, Aminata Touré est sortie de son silence pour apporter des éclaircissements et récuser les accusations d’exclusion.
Invitée de l’émission de la TFM, l’ancienne Première ministre a été catégorique sur la question de l’invitation d’Ousmane Sonko. Selon elle, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait bel et bien convié le président de l’Assemblée nationale à cette cérémonie qui a marqué le lancement officiel des JOJ Dakar-2026. Elle assure que cette invitation lui a été adressée au même titre que celles destinées aux autres institutions de la République.
Pour Aminata Touré, il ne saurait donc être question d’une volonté de marginaliser Ousmane Sonko en raison des divergences politiques qui peuvent exister entre les différentes autorités de l’État. Elle estime que les considérations politiques ne doivent en aucun cas prendre le dessus sur les exigences protocolaires et le respect dû aux institutions républicaines.
« On l’a invité. D’ailleurs, il a arrêté de parler, sachant que s’il continue de dire qu’on ne l’a pas invité, on va sortir les preuves. On l’a invité comme on l’a fait avec toutes les institutions, parce que les querelles politiques et l’État, c’est différent », a-t-elle déclaré sur le plateau de la chaîne privée.
Dans son intervention, Aminata Touré a également tenu à souligner que le statut institutionnel d’Ousmane Sonko impose un traitement conforme à son rang, indépendamment de son positionnement politique ou de ses relations avec les autres responsables de l’exécutif. « Son honneur en tant que président de l’Assemblée nationale, on lui donne ça. De la même manière qu’avec les institutions judiciaires et toutes les autres institutions, on les honore », a-t-elle ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques et des interrogations sur la nature des rapports entre le président de la République et son Premier ministre, devenu président de l’Assemblée nationale dans le contexte politique actuel. La présence ou l’absence de certaines personnalités lors de la cérémonie d’ouverture des JOJ avait ainsi donné lieu à de nombreuses interprétations, notamment au sein de la mouvance présidentielle.






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