Invité ce dimanche 1er novembre de l'émission « Jury du Dimanche » sur iTV, l'ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence et président du Rassemblement pour la Vérité (RV), Cheikh Oumar Diagne, est sorti de sa réserve, rapporte Seneweb. Entre mise au point sur les polémiques qui ont marqué son passage au Palais, dénonciation des « rentiers de la division » et appel à la mobilisation pour les Jeux olympiques de la jeunesse, il a livré sa lecture des coulisses de l'alternance.
Ayant pris part à la dynamique politique qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir en mars 2024, il revendique son engagement initial aux côtés du président de la République et d'Ousmane Sonko, un compagnonnage fondé, selon lui, sur des convictions souverainistes communes. Mais entre les ambitions affichées avant l'accession au pouvoir et les réalités de la gestion de l'État, le chemin n'a pas été exempt de difficultés.
Sur sa proposition d'installer une mosquée au Palais présidentiel, qui avait suscité des interrogations sur le principe de laïcité, il récuse les interprétations qui lui ont été prêtées et présente l'initiative comme une réponse à des considérations pratiques et sécuritaires, et non comme une volonté de modifier la nature laïque de l'État. Concernant les tirailleurs sénégalais, dont sa lecture avait provoqué de nombreuses critiques, il distingue la reconnaissance des drames qu'ils ont subis, notamment le massacre de Thiaroye, de l'appréciation historique de leur engagement sous commandement colonial, et estime que les figures de la résistance, comme Lat Dior et Alboury Ndiaye, doivent occuper une place centrale dans le récit national. Il juge que certaines de ses positions ont été sorties de leur contexte.
Sur les relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Cheikh Oumar Diagne refuse de réduire la situation à un conflit entre deux hommes. Il pointe plutôt le rôle d'acteurs qu'il qualifie de « rentiers de la division » : selon lui, des personnalités politiques et médiatiques auraient intérêt à entretenir les divergences au sommet de l'État pour tirer profit d'une éventuelle rupture. Une situation qu'il juge préoccupante, car elle risque de détourner les autorités des urgences économiques et sociales. Pour lui, la priorité reste la concrétisation des engagements qui ont justifié l'alternance. Désormais engagé dans la redynamisation de sa formation, il entend poursuivre son parcours hors des responsabilités exercées au Palais.
Lors de la même émission, le président du RV a insisté sur la portée des JOJ, qui offrent selon lui une exposition internationale considérable au Sénégal et l'occasion pour l'Afrique de prouver sa capacité à abriter des compétitions mondiales. Au-delà des infrastructures et de l'organisation technique, il estime que la réussite de l'événement dépend du comportement de chaque citoyen. Il invite les Sénégalais à faire vivre concrètement la « Teranga » par la chaleur de l'accueil réservé aux délégations, la courtoisie, le respect et la disponibilité envers les visiteurs, des gestes qui, selon lui, marqueront durablement les esprits.






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