Les députés de la XVe législature de l'Assemblée nationale sont convoqués en séance plénière le mardi 3 novembre 2026 à partir de 10 heures, rapporte Seneweb. L'ordre du jour porte exclusivement sur l'examen du projet de loi n°40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l'année 2026, présenté par le ministère de l'Économie, des Finances et du Plan. Cette plénière intervient après le second rejet du texte par la commission des Finances, vendredi dernier.
À l'approche de ce vote, Babacar Ba, président du Forum du justiciable, a adressé une lettre ouverte au président de l'Assemblée nationale, publiée par PressAfrik, pour exprimer sa « vive préoccupation » quant aux conséquences économiques et sociales d'un nouveau rejet. Selon lui, la LFR « ne constitue pas un simple ajustement technique du budget de l'État », mais un instrument essentiel pour adapter les finances publiques à la conjoncture et répondre aux besoins urgents de la Nation.
Il estime qu'un rejet pourrait compromettre plusieurs investissements prioritaires dans les infrastructures, l'énergie, l'éducation et la santé, ralentir les dispositifs d'appui au secteur privé et retarder le versement des bourses de sécurité familiale ainsi que certaines dépenses publiques essentielles, avec des répercussions directes sur les ménages et sur les entreprises prestataires de l'État. Des mesures de soutien au pouvoir d'achat et de lutte contre la vie chère pourraient également être différées. Le texte pourrait enfin, selon lui, fragiliser les équilibres budgétaires et entamer la confiance des partenaires techniques et financiers.
Babacar Ba invite le président de l'Assemblée nationale à rappeler aux représentants de la Nation « les responsabilités qui leur incombent » et l'importance de parvenir à un consensus permettant l'adoption de la loi, « dans l'intérêt supérieur du pays ». Le ministère des Finances avait lui-même alerté, après le vote en commission, sur des menaces sérieuses pour la trésorerie de l'État, tandis que le groupe Pastef jugeait les réponses du gouvernement insuffisantes.






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