Les organisations de défense des droits des femmes sont à nouveau mobilisées. Dans un communiqué publié ce lundi 26 octobre 2026 à Dakar, le collectif WaxJotna exprime sa « profonde indignation » après la mort de deux jeunes femmes ce week-end, rapporte PressAfrik.
Deux drames en un week-end
La première victime, âgée de 24 ans, a été mortellement poignardée à Thiès. La seconde, une lycéenne de 17 ans, a été retrouvée sans vie à Podor, où une enquête de la gendarmerie est en cours. Selon le collectif, il s'agit des « 12ème et 13ème féminicides médiatisés » enregistrés au Sénégal en l'espace de dix mois. Par respect pour les victimes et leurs familles, Le Dakarois ne publie pas leur identité.
Rappelant que la jeune victime de Podor « n'avait que 17 ans » et « était encore une enfant », WaxJotna estime que sa mort « doit interpeller l'ensemble de la société sur la protection des adolescentes ».
Un plan national encore sans effet
Le collectif déplore que ces drames surviennent un peu plus d'un mois après la validation du deuxième Plan d'action national pour l'éradication des violences basées sur le genre (PAN VBG 2). « Les engagements pris ne protègent pas encore les femmes et les filles », souligne-t-il.
Quatre revendications
WaxJotna réclame la justice pour les victimes, la mise en place de « mécanismes de prévention et de protection », la « reconnaissance du féminicide comme crime spécifique dans le Code pénal sénégalais » et la production de données fiables sur ces violences. « Les engagements sont nécessaires. Leur mise en œuvre est désormais urgente. Ces morts ne doivent pas être réduites à des faits divers », conclut le collectif.
Les femmes victimes ou témoins de violences peuvent s'adresser aux forces de sécurité, notamment en appelant la police au 17 ou la brigade de gendarmerie la plus proche, ainsi qu'aux structures d'écoute et d'accompagnement des associations de défense des droits des femmes.






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