Le gouvernement multiplie les mises au point sur le Grand Transfert d'Eau (GTE). Après le ministère de l'Économie samedi, c'est au tour du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement de démentir, dans un communiqué publié ce lundi 26 octobre 2026, tout retrait du programme de la programmation budgétaire dans le cadre de la loi de finances rectificative (LFR) 2026, rapporte PressAfrik.
« Ni supprimé ni suspendu »
Le ministère assure que le programme n'est ni supprimé ni suspendu et que sa mise en œuvre se poursuit conformément au calendrier retenu, avec le lancement de premiers travaux sur le terrain annoncé avant la fin de l'année. Composante majeure de l'Initiative des autoroutes de l'eau, le GTE est présenté comme un investissement stratégique pour la sécurité hydrique, la transformation de l'économie et un développement territorial plus équilibré.
Un partenariat public-privé avec le FONSIS
Le transfert principal d'eau brute sera structuré en partenariat public-privé, avec une société de projet détenue à 51 % par le Fonds souverain d'investissements stratégiques (FONSIS). Les infrastructures prévues comprennent une branche principale desservant l'axe Dakar-Thiès-Mbour, une autre vers Touba, ainsi que des points de livraison pour les activités agricoles des Niayes et les communautés rurales situées le long du tracé.
Des crédits alignés sur le calendrier
Concernant les ajustements de la LFR 2026, qui seront prolongés dans la loi de finances initiale 2027, le ministère affirme qu'ils ne traduisent aucun abandon. Ils visent à aligner les crédits sur le calendrier réel d'exécution : finalisation des études, procédures de sélection, négociations et contractualisation, ainsi que le recensement et l'indemnisation des personnes affectées. Le ministère de l'Économie avait précisé samedi que 20 milliards de FCFA d'indemnisations prévus en 2026 avaient été retirés et que 13,8 milliards étaient reprogrammés en 2027.
Objectif 2027 pour le transfert principal
La mobilisation des financements auprès des bailleurs et des investisseurs privés se poursuit, avec l'objectif de démarrer les travaux du transfert principal en 2027. Le pilotage est assuré par le ministère de l'Hydraulique, en lien avec le ministère de l'Économie, celui de l'Environnement, l'Unité nationale d'appui aux partenariats public-privé, le FONSIS, la SONES et l'OFOR. Le ministère présente le projet comme un levier d'amélioration de la santé publique, de la sécurité alimentaire et de l'équité territoriale.






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