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Société

Cybercriminalité en Afrique : 1 462 arrestations dans 21 pays lors de l’opération Serengeti III

L’opération Serengeti III, menée entre juin et août 2026, a permis l’arrestation de 1 462 personnes dans 21 pays africains, selon un bilan d’Interpol rapporté par le quotidien Libération. Cette vaste campagne internationale de lutte contre la cybercriminalité a ciblé des milliers de réseaux malveillants et mis au jour des activités frauduleuses ayant affecté près de 66 000 victimes, pour des pertes financières estimées à plus de 389 millions de dollars.

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Cybercriminalité en Afrique : 1 462 arrestations dans 21 pays lors de l’opération Serengeti III

L’opération Serengeti III, menée entre juin et août 2026, a permis l’arrestation de 1 462 personnes dans 21 pays africains, selon un bilan d’Interpol rapporté par le quotidien Libération. Cette vaste campagne internationale de lutte contre la cybercriminalité a ciblé des milliers de réseaux malveillants et mis au jour des activités frauduleuses ayant affecté près de 66 000 victimes, pour des pertes financières estimées à plus de 389 millions de dollars.


La lutte contre la cybercriminalité en Afrique franchit ainsi une nouvelle étape avec cette opération coordonnée, qui illustre l’ampleur des menaces numériques auxquelles sont confrontés les particuliers, les entreprises et les institutions. Déployée sur plusieurs mois, l’opération Serengeti III a mobilisé les services d’enquête de 21 pays africains autour d’un objectif commun : identifier les auteurs de fraudes numériques, démanteler leurs réseaux et limiter les pertes financières liées à leurs activités.


D’après les informations publiées par Libération, les investigations ont permis de cibler plus de 10 000 réseaux malveillants. Les affaires examinées couvrent plusieurs formes de criminalité numérique, notamment les escroqueries aux investissements en ligne, les fraudes visant les systèmes de retraite, les activités illégales liées aux cryptomonnaies et les compromissions de comptes électroniques professionnels.


Le bilan financier témoigne de la gravité du phénomène. Les pertes associées aux dossiers traités dépasseraient 389 millions de dollars, tandis que le nombre de victimes identifiées avoisinerait les 66 000. Ces chiffres mettent en évidence les conséquences économiques et sociales des cyberattaques, dont les auteurs exploitent les failles des systèmes informatiques, la confiance des utilisateurs et les difficultés de traçabilité des transactions numériques.


En Ouganda, l’opération a notamment abouti à 365 arrestations dans le cadre d’enquêtes visant deux réseaux spécialisés dans les escroqueries aux investissements en ligne et aux pensions de retraite. Selon les informations rapportées par le quotidien, ces groupes ciblaient principalement des victimes situées en Asie. Ce mode opératoire illustre la capacité des cybercriminels à organiser leurs activités dans un pays tout en visant des personnes résidant à des milliers de kilomètres.


En Angola, les investigations ont également porté sur des installations de minage illégal de cryptomonnaies. 

Ces activités, lorsqu’elles sont menées en dehors du cadre légal, peuvent notamment soulever des questions liées à l’utilisation des infrastructures informatiques, à la consommation d’électricité et au financement d’opérations frauduleuses. Les enquêtes conduites dans ce pays s’inscrivent dans la volonté des autorités de mieux contrôler les activités numériques illicites et leurs circuits financiers.


Un autre dossier concerne un réseau nigérian qui aurait réussi à obtenir frauduleusement l’accès à plus de deux millions d’adresses électroniques professionnelles. Une telle compromission peut exposer les entreprises à des risques considérables, notamment l’usurpation d’identité, le détournement de paiements, le vol de données confidentielles et les tentatives d’escroquerie visant leurs partenaires commerciaux.


Au-delà du nombre d’arrestations, l’opération Serengeti III met en lumière la dimension transnationale de la cybercriminalité. Les suspects peuvent opérer depuis un pays, utiliser des infrastructures informatiques hébergées ailleurs et cibler des victimes établies sur d’autres continents. Cette dispersion géographique complique le travail des enquêteurs et rend indispensable le partage de renseignements entre les services de police, les autorités judiciaires et les organismes spécialisés dans la sécurité informatique.


Dans son analyse reprise par Libération, le consultant en cybersécurité Franck Kié insiste sur l’ampleur du phénomène et sur l’importance de la coopération internationale pour renforcer l’efficacité des investigations. La multiplication des opérations coordonnées permet aux autorités de croiser les informations, de remonter les circuits utilisés par les réseaux criminels et d’identifier plus efficacement les personnes impliquées.


L’évolution des technologies constitue toutefois un défi supplémentaire. L’intelligence artificielle offre de nouvelles possibilités aux cybercriminels, qui peuvent notamment s’en servir pour perfectionner leurs techniques d’approche, automatiser certaines tâches et rendre leurs tentatives de fraude plus crédibles. Cette évolution accroît les risques pour les utilisateurs, particulièrement ceux qui disposent de peu de connaissances en matière de sécurité numérique.


Face à ces menaces, la prévention demeure un levier essentiel. La sensibilisation aux faux investissements, aux messages frauduleux, aux demandes suspectes de transfert d’argent et au vol d’identifiants peut contribuer à réduire le nombre de victimes. Les entreprises sont également appelées à renforcer leurs dispositifs de protection, notamment par la sécurisation des comptes professionnels, la vérification des opérations financières et la formation de leurs employés.


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