La polémique prend une tournure institutionnelle. Abdourahmane Doura Baldé, directeur général de la LONASE, est au centre d’une protestation à la suite de propos qu’il aurait tenus lors d’une rencontre publique, le samedi 10 octobre 2026. Dans une correspondance adressée au chef de l’État, les signataires expriment leur profonde indignation et condamnent des déclarations qu’ils considèrent comme une atteinte à la dignité et à l’honneur de la communauté mandingue.
Au cœur de cette controverse se trouve le Grand Juju, présenté par les protestataires comme un héritage ancestral auquel de nombreux Sénégalais demeurent profondément attachés. Pour eux, les traditions culturelles méritent considération et respect, même lorsque les convictions ou les sensibilités diffèrent.
Les auteurs de la lettre estiment que les propos incriminés sont d’autant plus regrettables qu’ils sont attribués à un haut responsable d’une entreprise publique. Selon eux, les fonctions exercées par un dirigeant de cette nature imposent une exigence particulière de responsabilité, de retenue et de respect dans la parole publique.
Ils dénoncent ainsi une attitude qu’ils jugent contraire aux impératifs de cohésion sociale, de tolérance et de vivre-ensemble. Dans leur argumentaire, ils rappellent que la liberté d’expression ne saurait servir de justification à des propos susceptibles d’être perçus comme une insulte, un mépris ou une stigmatisation d’une communauté.
Face à cette situation, les signataires interpellent directement le président Bassirou Diomaye Faye. Ils sollicitent son attention et lui demandent de prendre les mesures qu’il jugera appropriées afin que de tels agissements ne se reproduisent plus. Leur démarche vise également à réaffirmer le respect dû à toutes les communautés qui composent la nation sénégalaise.
Cette affaire remet au centre du débat la responsabilité des personnalités publiques dans la préservation de la paix sociale et le respect du patrimoine culturel. Dans un pays caractérisé par sa diversité, les propos tenus par les responsables publics peuvent avoir des répercussions importantes sur les relations entre les communautés.
Reste désormais à connaître la teneur exacte des déclarations incriminées et la réaction d’Abdourahmane Doura Baldé. Ces éléments permettront de mieux apprécier les circonstances de cette controverse, qui prend une dimension nationale avec la saisine du président de la République.







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