Le bilan consolidé des toxi-infections signalées ces derniers jours atteint désormais 548 cas, a indiqué sur la RFM le Dr Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention au ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, rapporte PressAfrik. Ce chiffre s'explique selon lui par l'intégration de notifications reçues tardivement de plusieurs structures sanitaires. « On a consolidé un nombre total de 548 cas. Ce n'est pas lié à une contamination, d'après nos analyses, mais surtout aux notifications qui ont été ajoutées à celles qui existaient déjà », a-t-il expliqué.
Des prélèvements ont été analysés par le Service national de l'hygiène et des laboratoires, avec l'appui du Centre antipoison. Les analyses réalisées sur les différentes sources d'eau de boisson n'ont, pour l'heure, révélé aucun élément permettant de les incriminer. Une source commune de contamination reste envisagée, sans piste officiellement confirmée : « Pour l'instant, nous n'avons pas publiquement désigné une source de contamination donnée », a souligné le Dr Ndiaye. D'autres résultats sont attendus.
Les autorités se veulent rassurantes : aucun cas grave ni décès n'a été enregistré, la plupart des patients ont regagné leur domicile et quelques-uns restent en observation. « La situation n'est pas alarmante », a assuré le directeur de la Prévention.
À Kébémer, après une réunion avec les autorités médicales et les services de sécurité, la mairie a renforcé la prévention. Le maire, Mamadou Lamine Thiam, indique avoir mis du matériel à la disposition du service d'hygiène pour des opérations de prophylaxie et privilégier la sensibilisation avec les délégués et conseillers de quartier. « Nous avons aussi déclenché des actions d'enquête pour au moins comprendre ce qui s'est passé autour de quelques patients. Il s'agit de retracer leur itinéraire alimentaire depuis lundi, puisque c'est à partir de cette période que l'on soupçonne le début de la propagation », a-t-il précisé, appelant à « la vigilance, la retenue et la prudence ».






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