Flash info
Sénégal : les nouveaux Codes du Travail et de la Sécurité sociale entrent en vigueurFleuve Sénégal : la Falémé en forte hausse, le niveau monte à MatamVisas Schengen refusés : l’Afrique perd 39 milliards de FCFA en frais de dossierSÛRETÉ DE L’ÉTAT : AMIDOU DJIBA, PORTE-PAROLE DU MFDC, OBTIENT UNE LIBERTÉ PROVISOIRELe dilemme de la dette de 26 400 milliards de FCFA du Sénégal : à qui doit-il de l’argent et pourquoi est-ce important ?Université de Bambey : 1 000 nouveaux lits et un restaurant de 1 000 places livrésJOJ Dakar 2026 : la Police renforce son dispositif de sécurité à l’approche de la compétitionNoyade à Rufisque : le corps d’un adolescent de 17 ans retrouvé deux jours plus tard à BargnyLes sélections sénégalaises sur tous les fronts : un mois d’octobre chargé pour les LionsLe Dakarois Sports N°836 – 30/09/2026New York : Macky Sall reçu par le Secrétaire général de la Ligue islamique mondialeDétention d’Aminata Seck aux États-Unis : le Sénégal suit le dossier et assure une assistance consulaireMaroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernementEntreprises et environnement : Me Moussa Sarr veut rendre le droit à un cadre de vie sain réellement effectifMédias et prévention de l’extrémisme : la CIMCT appelle les journalistes à renforcer leur rôle de préventionSénégal : les nouveaux Codes du Travail et de la Sécurité sociale entrent en vigueurFleuve Sénégal : la Falémé en forte hausse, le niveau monte à MatamVisas Schengen refusés : l’Afrique perd 39 milliards de FCFA en frais de dossierSÛRETÉ DE L’ÉTAT : AMIDOU DJIBA, PORTE-PAROLE DU MFDC, OBTIENT UNE LIBERTÉ PROVISOIRELe dilemme de la dette de 26 400 milliards de FCFA du Sénégal : à qui doit-il de l’argent et pourquoi est-ce important ?Université de Bambey : 1 000 nouveaux lits et un restaurant de 1 000 places livrésJOJ Dakar 2026 : la Police renforce son dispositif de sécurité à l’approche de la compétitionNoyade à Rufisque : le corps d’un adolescent de 17 ans retrouvé deux jours plus tard à BargnyLes sélections sénégalaises sur tous les fronts : un mois d’octobre chargé pour les LionsLe Dakarois Sports N°836 – 30/09/2026New York : Macky Sall reçu par le Secrétaire général de la Ligue islamique mondialeDétention d’Aminata Seck aux États-Unis : le Sénégal suit le dossier et assure une assistance consulaireMaroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme cheffe du gouvernementEntreprises et environnement : Me Moussa Sarr veut rendre le droit à un cadre de vie sain réellement effectifMédias et prévention de l’extrémisme : la CIMCT appelle les journalistes à renforcer leur rôle de prévention
Société

Visas Schengen refusés : l’Afrique perd 39 milliards de FCFA en frais de dossier

Près de 39 milliards de FCFA auraient été dépensés en 2024 par des demandeurs africains dont les demandes de visas Schengen ont été rejetées. Derrière les frais de dossier non remboursables se pose une question plus large : celle du coût économique et de l’équité d’un système qui fait peser l’essentiel du risque financier sur les demandeurs.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Visas Schengen refusés : l’Afrique perd 39 milliards de FCFA en frais de dossier

90 euros, même en cas de refus

Depuis juin 2024, le tarif d’un visa Schengen de court séjour est passé de 80 à 90 euros pour les adultes, soit environ 59 000 FCFA. Cette somme reste due que la demande aboutisse à la délivrance du visa ou à un refus.

Selon des données compilées par le collectif LAGO, les refus concernant des demandeurs africains auraient représenté, en 2024, environ 60 millions d’euros de frais de visa non récupérés, soit près de 39 milliards de FCFA.

Pour les demandeurs, le coût ne s’arrête toutefois pas au montant du visa. Les frais de service facturés par les prestataires chargés de recueillir les dossiers, les assurances, les documents administratifs et les éventuelles réservations effectuées avant le voyage peuvent considérablement alourdir la facture.

Le Sénégal parmi les pays fortement concernés

Les taux de refus varient fortement selon les pays. En 2024, plusieurs États africains figuraient parmi les pays affichant les taux de rejet les plus élevés.

Les Comores auraient enregistré près de 63 % de refus. Au Sénégal, le taux se situerait autour de 47 %, tandis que le Nigeria et le Ghana seraient également proches de 46 %. La moyenne mondiale serait, elle, d’environ 26 %.

À l’inverse, certains pays asiatiques affichent des taux nettement plus faibles. La Chine, par exemple, aurait enregistré un taux de refus d’environ 4 %.

Ces écarts alimentent depuis plusieurs années les interrogations sur les conditions d’accès des ressortissants africains à l’espace Schengen.

Une facture qui dépasse largement les frais consulaires

Pour un demandeur sénégalais dont le dossier est refusé, les 90 euros représentent seulement une partie des dépenses engagées.

Frais de prestation, constitution du dossier, légalisation de documents, assurance voyage, déplacements et parfois réservations d’hébergement ou de transport viennent s’ajouter à la facture.

La conséquence est particulièrement lourde pour les ménages disposant de revenus modestes. Un refus peut ainsi entraîner la perte de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers de francs CFA, sans garantie de récupération.

Des motifs de refus qui suscitent des interrogations

Les décisions négatives reposent généralement sur des motifs liés à l’appréciation du dossier : garanties financières jugées insuffisantes, documents considérés comme incomplets ou incohérents, ou encore doute sur la volonté du demandeur de quitter l’espace Schengen avant l’expiration du visa.

Les demandeurs disposent de voies de recours prévues par le droit européen. Dans la pratique, cependant, contester une décision peut représenter une démarche longue et coûteuse, ce qui limite le nombre de recours effectivement engagés.

Il convient également de distinguer le refus d’un visa d’une interdiction de territoire : un refus est enregistré dans les systèmes consulaires pertinents, mais il ne constitue pas, à lui seul, une interdiction automatique de déposer une nouvelle demande.

Le visa, au-delà du simple contrôle migratoire

La question prend également une dimension diplomatique. L’Union européenne lie en partie sa politique migratoire à la coopération des pays tiers, notamment en matière de réadmission des ressortissants en situation irrégulière.

Cette articulation entre mobilité, migration et coopération diplomatique nourrit le débat sur l’utilisation du visa comme instrument de politique extérieure.

Les autorités européennes défendent pour leur part un principe d’examen individuel. Elles expliquent que chaque demande doit être évaluée au regard notamment du risque migratoire, de la situation financière du demandeur, de l’objet du voyage et de la fiabilité des documents présentés.

L’Afrique face à ses propres contradictions

Le débat ne concerne toutefois pas uniquement les relations entre l’Afrique et l’Europe.

La libre circulation demeure également incomplète à l’intérieur du continent africain. Des ressortissants africains doivent encore obtenir des visas pour voyager dans certains autres pays du continent, tandis que les formalités et contrôles aux frontières peuvent constituer des obstacles importants.


Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.