L'éducation s'invite au cœur du bras de fer sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Lors du point de presse de Pastef, ce dimanche 25 octobre, le président du groupe parlementaire de la majorité, Ayib Daffé, a déploré la suppression des crédits consacrés à la résorption des abris provisoires dans les écoles, rapporte Seneweb.
« Une priorité nationale »
Pour le député, ce programme est essentiel pour réduire les inégalités scolaires et garantir l'égalité des chances entre les élèves. « On ne peut pas sacrifier l'éducation », a-t-il martelé, rappelant qu'à ses yeux, la résorption des abris provisoires constitue une priorité nationale.
Ayib Daffé assure que les députés de Pastef n'ont aucun intérêt à bloquer l'action gouvernementale et ne refusent pas le dialogue. Leur opposition porte, selon lui, sur des choix budgétaires dont les conséquences pourraient peser sur les populations.
Bourses familiales et services publics
Le président du groupe parlementaire reconnaît la pertinence des bourses de sécurité familiale, destinées à soutenir les ménages confrontés aux difficultés économiques. Mais il estime que l'aide financière ne saurait se substituer aux investissements dans les services publics. En substance, il juge qu'il est utile de donner de l'argent aux Sénégalais pour les soulager, mais peu pertinent de le faire sans écoles pour apprendre, sans hôpitaux pour se soigner et sans routes pour se déplacer.
Le cœur du désaccord
C'est sur cette hiérarchisation des priorités que se cristallise l'opposition entre l'exécutif et sa majorité. Le Premier ministre Al Aminou Lo a défendu, quelques heures plus tôt, un arbitrage en faveur des « priorités sociales sous contrainte de l'investissement public », avec le doublement de l'enveloppe des bourses familiales à 70 milliards de FCFA et le report en 2027 de 555 milliards de FCFA de crédits d'investissement. Les députés de Pastef plaident, eux, pour le maintien des investissements structurants dans l'éducation, la santé et les infrastructures.
Le projet de LFR, rejeté en commission, doit être examiné en séance plénière ce mardi 27 octobre.






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