Dans le bras de fer qui oppose le gouvernement à la majorité parlementaire autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026, l'ancien ministre El Hadji Malick Gakou a choisi son camp. Il apporte son soutien aux députés de Pastef, rapporte Seneweb. « Les députés de Pastef jouent pleinement leur rôle », affirme-t-il d'emblée.
« Pas une crise institutionnelle »
Pour l'ancien ministre, les désaccords entre l'exécutif et le législatif ne doivent pas être perçus comme une crise institutionnelle, mais comme l'expression d'une exigence : protéger les populations, en particulier les plus vulnérables, contre les conséquences des restrictions budgétaires.
Il refuse ainsi d'assimiler la démarche des parlementaires à un blocage de l'action gouvernementale. « Le dialogue entre l'Exécutif et le Législatif ne saurait être assimilé à une démarche d'obstruction. Il constitue, au contraire, le prolongement naturel du débat démocratique et un pilier essentiel de l'équilibre des pouvoirs », soutient-il.
« Dialoguons, oui, mais au service du peuple »
El Hadji Malick Gakou encourage les élus de la majorité à maintenir leur position. « J'encourage nos députés à poursuivre leur engagement en faveur de la défense des intérêts supérieurs du peuple, face à toute forme de pression ou d'intimidation », insiste-t-il. Son message se veut aussi un appel à privilégier l'intérêt général dans les échanges entre institutions : « Dialoguons, oui, mais toujours au service du peuple, conformément à la devise des patriotes. »
Cette prise de position intervient le jour même où le Premier ministre Al Aminou Lo a appelé les députés à formuler des amendements et s'est dit prêt à se rendre à l'Assemblée nationale avant la plénière de mardi.






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