La main tendue du Premier ministre n'a pas convaincu tout le monde à Pastef. Lors du point de presse de son parti, ce dimanche 25 octobre, après la conférence de presse du gouvernement, le député El Malick Ndiaye a vivement réagi à l'offre de dialogue d'Al Aminou Lo sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026, rapporte Seneweb.
« Ils dialoguent avec qui ? »
L'ancien président de l'Assemblée nationale a dénoncé ce qu'il considère comme des propos dévalorisants tenus à l'égard des parlementaires de la majorité. « Il ne peut pas se permettre de nous insulter, de nous rabaisser, de dire que les députés de Pastef ne parlent pas bien français et ensuite revenir nous parler de dialogue », a-t-il déclaré.
Pour El Malick Ndiaye, la démarche du chef du gouvernement pose une question de cohérence. « Ils dialoguent avec qui ? », s'est-il interrogé, estimant qu'un dialogue politique ne saurait faire l'économie du respect mutuel.
« Pas de blocage des bourses familiales »
Le député a toutefois tenu à nuancer : selon lui, les députés de Pastef ne refusent pas le dialogue et ne cherchent pas à bloquer les bourses de sécurité familiale, dont le gouvernement a annoncé le doublement de l'enveloppe à 70 milliards de FCFA en 2026.
Un bras de fer avant la plénière
Cette sortie intervient alors qu'Al Aminou Lo s'est dit prêt, lors de sa conférence de presse, à se rendre à l'Assemblée nationale avec les ministres concernés pour lever les points de désaccord avant l'examen du texte en séance plénière, prévu ce mardi 27 octobre. « Nous ne sommes pas des ennemis. Nous ne sommes pas des adversaires », avait-il lancé. Le Premier ministre avait également invité Pastef à transformer son point de presse en conférence de presse ouverte aux questions des journalistes.
Rejeté en commission par la majorité, le projet de LFR doit encore être examiné en plénière. D'ici là, les deux camps affichent leur disponibilité au dialogue, mais chacun en pose les conditions.






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