Pour inverser cette tendance, le ministre préconise de mieux organiser les chaînes de valeur locales et de revoir les circuits de distribution afin que la production nationale trouve plus facilement ses débouchés. Il a aussi encouragé les ménages à consommer davantage de céréales et de spécialités du terroir, dans le cadre d’une démarche visant à faire correspondre production et consommation.
Cheikhou Oumar Ba a identifié le stockage, la régulation des marchés et les contrats de vente comme des enjeux importants pour les producteurs. Il appelle à une coopération entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les acteurs agricoles afin de renforcer la transformation et la commercialisation des produits locaux.
Le ministre a par ailleurs évoqué la numérisation des services agricoles pour sécuriser l’accès aux intrants. Les premiers essais d’une plateforme de gestion des subventions dans les zones de Nioro et de Tivaouane auraient bénéficié à 57 398 producteurs. Le déploiement du Registre national électronique des agriculteurs doit se poursuivre autour du principe « un producteur, une identité, un droit ».

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